Rénovation énergétique : quelles aides financières en 2018 ?

 
Savez-vous que si vous améliorer l'efficacité énergétique de votre logement, vous pouvez bénéficier d'aides financières ? Tour d'horizon des principales aides pour la rénovation énergétique en 2018.

 

 
Le CITE, Crédit d'impôt pour la transition énergétique
L'éco-prêt à taux zéro
Le taux réduit de TVA
Les aides des fournisseurs d'énergie
Les programmes de l'ANAH
Le chèque énergie
 

Le CITE, Crédit d’impôt pour la transition énergétique

Avec le CITE, vous déduisez de votre impôt sur le revenu des dépenses effectuées pour l’amélioration de la performance énergétique de votre logement. 
Les travaux et équipements doivent correspondre à un certain niveau de performance et répondre à des caractéristiques techniques précises. 
 
Quels bénéficiaires ?
Vous pouvez bénéficier du CITE si :
  • vous êtes fiscalement domicilié en France,
  • vous êtes propriétaire occupant, locataire ou occupant à titre gratuit d’un logement,
  • ce logement est votre résidence principale,
  • il est achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux.
 
Bon à savoir : le CITE est ouvert à tous les contribuables, sans conditions de ressources, imposables ou non.
 
Quel taux ?
Le taux appliqué pour le crédit d’impôt dépend des travaux :
  • 30 % du montant des travaux pour les équipements et matériaux listés dans l’article 18 bis du code général des impôts.
  • Jusqu’au 30 juin 2018, 15 % du montant pour :
  • les matériaux d’isolation thermique des parois vitrées remplaçant les simples vitrages,
  • l’acquisition d’une chaudière à très haute performance énergétique, utilisant le fioul.
 
A noter : depuis le 1er janvier 2018, les volets et portes d’entrée sont exclus du dispositif.
 
Quel plafond ?
Le montant des dépenses éligibles ne peut, sur une période de 5 ans, être supérieur à :
  • 8 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée ;
  • 16 000 € pour un couple pacsé, marié ou soumis à une imposition commune.
 
Ces montants sont majorés de 400 € par personne à charge. 
 
Quelles entreprises ?
Les travaux doivent être réalisés par des professionnels, le plus souvent certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). De même dans le cas d’une entreprise sous-traitante.
Trouver le professionnel proche de chez vous.
 
Attention, vous ne bénéficierez pas du CITE si vous réalisez les travaux vous-même.
En savoir plus sur le CITE.
 

L’éco-prêt à taux zéro

 
Vous pouvez bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro :
  • si vous êtes propriétaire ou copropriétaire (pour financer votre quote-part de travaux dans la copropriété) ;
  • pour un logement occupé à titre de résidence principale.
 
L’éco-prêt à taux zéro vous permet de financer certains travaux qui améliorent la performance énergétique de votre logement. Vous devez choisir des travaux éligibles ou un « bouquet de travaux », combinant au moins 2 catégories dans une liste de 6. Par exemple, l’isolation de la toiture et le remplacement d’un système de chauffage.
Le montant maximum de l’éco-prêt à taux zéro est de 30 000 €, remboursable sans intérêt. 
 
Bon à savoir : Jusqu’au 31 décembre 2018, vous pouvez demander un éco-prêt à taux zéro « complémentaire » pour d’autres travaux dans votre logement mais le cumul des deux prêts ne peut être supérieur à 30 000 €.  Pour réaliser ces travaux, vous devez faire appel à une entreprise agréée RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). La durée de remboursement maximale est de 10 ans, voire 15 ans pour les travaux les plus importants.
 
En savoir plus sur l’éco-prêt à taux zéro.

Le taux réduit de TVA

Pour les travaux qui améliorent la performance énergétique de votre logement, le taux de TVA est de 5,5 % (au lieu de 10 %).
Vous pouvez en bénéficier :
  • si vous êtes propriétaire (occupant ou bailleur), locataire ou occupant à titre gratuit,
  • pour votre résidence principale ou secondaire,
  • si le logement est achevé depuis plus de 2 ans.
 
Ce taux concerne l’installation (pose, dépose…) de matériaux et équipements éligibles au CITE, ainsi que les travaux liés : par exemple, le remplacement des radiateurs et du circuit d’eau chaude suite à l’installation d’une chaudière.
 

Les aides des fournisseurs d’énergie

Vous pouvez bénéficier, en tant que locataire ou propriétaire, d'une aide des fournisseurs et distributeurs d'énergie (électricité, gaz, chaleur…) sous forme de primes, prêts bonifiés ou diagnostics (dispositif des « certificats d’économies d’énergie »).
Vous devez réaliser des travaux qui améliorent l’efficacité énergétique de votre logement (au sein d’une liste de travaux éligibles).
Ces travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Cette aide est cumulable avec les aides publiques pour la rénovation énergétique des logements (le CITE, l’éco-prêt à taux zéro…). 
 

Les programmes de l’Anah

Le programme « Habiter Mieux » de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) vous permet de bénéficier d’une aide financière et d’un accompagnement pour rénover votre logement, à condition que les travaux génèrent un gain énergétique d’au moins 25 %.
 
Vous pouvez en bénéficier si :
  • vous êtes propriétaire,
  • vos revenus sont inférieurs à un certain plafond.
 
Nouveau : une aide financière a été créée en 2018 pour les propriétaires occupants à revenus modestes qui réalisent des travaux « simples » : changement de chaudière, isolation des murs, isolation de combles aménagés ou aménageables.
 
En savoir plus sur les aides de l’Anah.
 

Le chèque énergie

En 2018, le chèque énergie remplace le dispositif des tarifs sociaux de l’énergie.
Vous pouvez en bénéficier en fonction de vos ressources et de la composition de votre foyer. 
Il vous est automatiquement attribué en fonction des informations transmises par les services fiscaux.
Il peut être utilisé pour payer les factures de gaz ou d’électricité, des achats de combustibles (fioul, bois…), des travaux de rénovation énergétique…
 
Bon à savoir : En 2018, le montant du chèque énergie varie entre 48 € et 227 €.
 
En savoir plus sur le chèque énergie.
 
Vous avez peut-être droit à d’autres types d’aides : pensez aussi à vous renseigner auprès des collectivités locales ou de votre caisse de retraite.
 

Mis à jour le 15 février 2018