Aidant familial : pourquoi se faire aider et comment accompagner un proche ?

 
Aidant familial  
 
 
Accompagner au quotidien un proche dépendant peut prendre  beaucoup de temps et d’énergie… Comment se faire aider ?
 

Pourquoi se faire accompagner en tant qu’aidant familial ?

Pour la personne dont vous vous occupez, vous jouez un rôle fondamental. Ce soutien régulier peut lui permettre de rester chez elle, dans son cadre de vie habituel, plus longtemps.
Pour vous, cet accompagnement est important mais c’est aussi une charge au quotidien, avec des contraintes  souvent fortes,  par rapport à votre vie familiale et professionnelle.
 
Cette responsabilité peut entraîner un sentiment d’isolement et de besoin de relais :
  • sur la durée, cet accompagnement finit par vous épuiser ; vous avez besoin de vous reposer et de souffler ;
  • à certains moments, assumer ce rôle vous pose de vrais problèmes, par exemple si devez être hospitalisé ou lorsque vous partez en vacances.
D’où l’utilité de disposer de solutions relais et de soutien.
 
Quelques chiffres à connaître
  • En France, plus de 8 millions de personnes sont “aidantes” d’un proche, dont plus de 4 millions auprès d’une personne de 60 ans ou plus(1).
  • Les aidants sont des membres de la famille dans près de 80 % des cas et ils habitent souvent loin, en moyenne plus de 200 km(1).
  • Près de 2 aidants sur 3 sont des femmes(2).
 
(1) Source : HSA enquête handicap santé
(2) Source : Compagnie Française des Aidants
 

Quelles sont les solutions pour se faire accompagner en tant qu’aidant familial ?

Il existe de nombreuses solutions parmi lesquelles :
  • Les solutions mises en place par la loi du 28 décembre 2015 (et applicables à compter du 1er janvier 2016) pour les aidants familiaux :
 
  • Le droit au répit : cette nouvelle mesure permet aux aidants de "prendre un temps de repos en finançant l'accueil de la personne aidée dans une structure adaptée à ses besoins". Par exemple : une aide pouvant aller jusqu’à 500 € par an et par personne par aidée, permet de payer un hébergement temporaire ou un renforcement de l'aide à domicile.
  • Le congé de proche aidant : il succède au congé de soutien familial et il peut vous être octroyé si vous aidez une personne de votre famille, mais aussi un ami. Il vous permet de prendre un congé sans solde ou de mettre en place un temps partiel sur une durée limitée.
  • Une prise en charge en cas d’hospitalisation de l’aidant : elle est octroyée dés lors que votre présence est indispensable au chevet du proche dépendant. Cette aide peut aller jusqu’à 992 € au-delà des plafonds de l’APA.
 
  • Les solutions mises en place par certains assureurs :
 
Vous pouvez généralement en bénéficier lorsque vous aidez un de vos proches qui devient dépendant, dès que vous êtes vous-même assuré, tant que vous êtes  en bonne santé. Les services d’accompagnement,  généralement proposés concernent :
  • un soutien dans les démarches administratives et une aide à la recherche d’établissements spécialisés ;
  • la recherche d’un ergothérapeute spécialisé pour donner les bons conseils dans les aménagements du domicile de la personne dépendante ;
  • des conseils et informations sur la dépendance mais aussi sur les formations aux gestes et postures nécessaires pour s’occuper d’un proche dépendant ;
  • la recherche de groupes de parole ;
  • un soutien psychologique.
 
A savoir 
Pour plus d’information, contactez le CLIC, Centre local d’information et de coordination de votre département.
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Les services d’aide aux « aidants familiaux » chez Groupama

Avec l’assurance dépendance Groupama Autonomie, vous bénéficiez de tous les services de conseils et d’orientation cités ci-dessus.
Dès votre souscription à Groupama Autonomie, vous pouvez y recourir :
  • si vous avez dans votre famille un parent dépendant que vous aidez ;
  • si vous aidez un membre de votre famille âgé de 75 ans ou plus, et cela même s’il n’est pas reconnu dépendant.
 

Publié le 15 juin 2016