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Fissure dans un mur d'une maison.

Maison fissurée : comment faire face au retrait-gonflement des argiles (RGA) ?

Contenu mis à jour le 20/02/2026 - Partager l'article
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Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) constitue un risque majeur en raison de l’ampleur des dégâts matériels qu’il provoque, notamment sur les maisons individuelles, et de son aggravation liée au changement climatique. Des mesures préventives pour réduire les dommages existent cependant.

Le retrait-gonflement des argiles (RGA), qu’est-ce que c’est ?


Le risque de retrait-gonflement des argiles (RGA), appelé encore "sécheresse géotechnique" ou "sécheresse sur bâtiment", a pour origine un mouvement de terrain naturel et lent qui entraîne une déformation progressive des sols ou sous-sols riches en argiles dites "gonflantes". Un arrêté publié le 9 janvier 2026 met à jour la cartographie nationale des zones exposées à ce phénomène. En France, on passe de 48% à 55% du territoire métropolitain concerné et près des deux tiers des maisons individuelles sont impactées (soit plus de 12 millions contre 10 millions auparavant)(1). Cette actualisation de la carte entraîne de nouvelles obligations constructives à compter du 1er juillet 2026.


Infographie Retrait Gonflement argiles



Quelles sont les causes majeures du RGA ?


Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) apparaît lorsque les sols argileux se rétractent lors des périodes de sécheresse et gonflent par réhydratation après de très fortes pluies. En augmentant la fréquence et l’intensité des phénomènes de sécheresse et des épisodes de précipitations extrêmes, le changement climatique va entraîner une forte aggravation du risque de RGA dans les années et décennies à venir.


En plus de la présence d’argile, les conditions météorologiques jouent un rôle important. Des périodes longues de sécheresse suivies de fortes pluies, surtout avec des températures élevées, rendent le sol plus instable. Avec le changement climatique, certains sites pourraient connaître des mouvements de sol plus profonds qu’aujourd’hui. La Caisse centrale de réassurance (CCR) évalue que la sinistralité moyenne annuelle liée au RGA à horizon 2050, par rapport au climat de 2023, pourrait augmenter de 44% à 162% en prenant en compte les scénarios climatiques du groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).


Quelles sont les conséquences du phénomène RGA ?


Le phénomène de retrait-gonflement des argiles peut engendrer des désordres dans les bâtiments qui y sont vulnérables conduisant à des sinistres particulièrement coûteux. La sinistralité liée au RGA est d’ailleurs en augmentation depuis ces dernières années, et devrait encore croître fortement dans les années et décennies à venir en raison des effets du changement climatique.


L'impact au niveau des constructions


Le phénomène d’alternance de retrait et de gonflement du sol, bien que n’entraînant pas un danger vital pour les personnes, peut toutefois atteindre une amplitude suffisamment importante pour générer des dommages aux bâtiments aménagés sur les terrains exposés.
Les désordres survenant pendant une sécheresse intense sont dus aux tassements différentiels du sol de fondation, pouvant atteindre plusieurs centimètres. Ils peuvent se traduire par :

  • des fissurations en façade des habitations, souvent obliques,

  • des décollementsentre éléments jointifs (garages, perrons, terrasses),

  • une distorsiondes portes et fenêtres,

  • une dislocationdes dallages et des cloisons

  • la rupture de canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordres car les fuites d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).

Les maisons individuelles sont particulièrement vulnérables au risque de RGA en raison de fondations généralement superficielles.


Outre la nature argileuse du sol, les caractéristiques de l’environnement proche du bâtiment peuvent également aggraver ou au contraire réduire sa vulnérabilité au risque de RGA.



L'impact au niveau économique


Le coût des sinistres liés à ce phénomène est en très forte augmentation : il est passé de 400 millions d’euros par an en moyenne sur la période 1989-2015 à 1 milliard d’euros par an en moyenne sur la période 2016-2020. Pour l’année 2022, le coût des sinistres est estimé à plus de 3 milliards d’euros, un record depuis la création du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.


Le coût moyen d’un sinistre lié au RGA sur une maison individuelle s'élève à près de 16 500 euros. Les zones traditionnellement touchées par le RGA, qui vont du Var au bassin de la Garonne jusqu’au Centre-Val de Loire s’étendent progressivement, au fur et à mesure de l’aggravation du changement climatique, aux régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes.


Dans le futur, les dommages devraient augmenter de manière significative sur l’ensemble du territoire français métropolitain. Le montant total de la sinistralitémoyenne annuelle pourrait être multipliée par trois à horizon 2050.



Comment prévenir le retrait-gonflement des argiles


En amont, les études géotechniques


Depuis 2020, la réglementation en vigueur pour la construction de maisons individuelles situées dans une zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles prévoit qu’en cas de :

  • vente d’un terrain non bâti constructible situé en zone argileuse d’exposition moyenne ou forte, une étude géotechnique préalable doit être fournie par le vendeur afin que l’acquéreur soit informé de la nature du terrain ;

  • projet de construction ou d’extension d’un bien situé en zone argileuse d’exposition moyenne ou forte, le constructeur de l’ouvrage (architecte, entreprise du bâtiment, constructeur de maison individuelle...) est tenu, soit de suivre les recommandations d’une étude géotechnique de conception (étude ayant pour objectif de fixer les prescriptions constructives adaptées à la nature du sol et au projet de construction) fournie par le maître d’ouvrage, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.


A savoir :

Deux arrêtés ministériels publiés le 9 février 2025 visent à harmoniser les pratiques des expertises de sinistres liés au retrait-gonflement des sols argileux (RGA). Le premier arrêté définit un modèle de rapport d'expertise standardisé, tandis que le second précise les documents à fournir par les sinistrés, incluant les études géotechniques et les attestations de prise en compte du phénomène.

Les experts Habitation Groupama

Cet article a été mis à jour par l'équipe de rédaction et vérifié par nos experts assurance habitation.

  • Cartographie de l'exposition retrait gonflement argiles en France

    Habitation

    Comment savoir si votre terrain est dans une zone à risque ?


    55% du territoire est en zone d'exposition moyenne ou forte au RGA(1).

    Pour connaître le niveau d'exposition de votre parcelle au mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux, vous pouvez consulter le site du Gouvernement "ERRIAL" .

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(1) Source : www.georisques.gouv.fr, consulté en février 2026.