Contrôle technique automobile : la réglementation plus dure

Contrôle Technique : ce qui change en 2018
 

De nouveaux points de contrôle technique, des défaillances critiques à réparer au plus vite, davantage de points soumis à contre visite. La réglementation du contrôle technique automobile se durcit. Décryptage des nouvelles obligations qui s’imposent à vous et des contrôles à mener pour éviter… trop de frais.


Points de contrôle technique : en hausse

Pour lutter contre l’insécurité et être plus efficace contre la pollution de l’air et des sols, la France met en œuvre une directive européenne du 3 avril 2014. L’objectif annoncé est de réduire de 50 % le nombre de tués sur les routes d’ici à 2020. Au programme : harmonisation du contrôle technique en Europe avec une hausse importante des points de contrôle technique.
Concrètement le nombre de points de contrôle sur les véhicules particuliers passe de 123 à 132 points. Mais cette vérification peut aboutir à mettre en évidence 606 défauts possibles (contre 409 avant le 20 mai 2018 ).
L’innovation majeure de cette nouvelle réglementation des points de contrôle est autre : 3 niveaux de défauts sont relevés par les centres agréés. On les appelle défaillances.

3 types de défauts à corriger au lieu de 2

139 défaillances mineures

Il n’en reste plus que 139. En effet, la moitié des défauts considérés comme mineurs sont devenus des défaillances majeures. On parle ici des défauts du véhicule qui n’impactent pas la sécurité du véhicule ou l’environnement l’usure anormale des pneus, l’endommagement du tuyau d’échappement mais sans fuite ni risque de chute, l’usure des plaquettes de freins en deçà de la marque minimale…
 
A savoir :
avec des défaillances mineures votre contrôle technique est favorable, donc sans contre visite.

340 défaillances majeures

Ces défauts majeurs peuvent :
  • compromettre la sécurité du véhicule,
  • avoir une incidence négative sur l’environnement,
  • mettre en danger les autres usagers de la route.
 
Un système de projection des phares défectueux, un amortisseur endommagé, un rétroviseur mal fixé, ou encore une usure excessive des rotules de suspension entrent dans cette catégorie.

127 défaillances critiques

Comme l’indique le mot « critiques », ces défaillances révélées par le contrôle technique représentent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ont une incidence grave sur l’environnement. Conséquence : la voiture est interdite à la circulation dès le lendemain du contrôle technique.
Parmi les points de contrôle concernés, on peut citer : l’usure excessive des disques de frein, des plaquettes, un jeu très anormal dans la direction, une importante déformation d’un élément du châssis, la détérioration du vitrage pouvant affecter la visibilité du conducteur. Mais aussi des fuites ou une corrosion excessive.
 
A savoir :
entre les défaillances majeures et critiques, les points de contrôle soumis à une contre visite obligatoire sont désormais au nombre de 467.
 

Vérifier les points de contrôle pour éviter les défaillances majeures et critiques

Préparer votre voiture pour le contrôle technique

Mieux vaut prévenir que guérir ! Ce dicton s’applique également ici. Réalisez un état des lieux de votre voiture avant le contrôle technique. Vous éviterez ainsi la contre visite et le risque d’avoir votre véhicule immobilisé en cas de défaillance critique.
Conducteurs avertis vous pouvez vérifier vous-même si votre véhicule est conforme à la réglementation. Mais avec les nouvelles contraintes imposées au contrôle technique, cela risque d’être compliqué. Vous pouvez aussi vous adresser à votre garagiste ou constructeur. Certains proposent un pré-contrôle technique gratuit… car vous faites réaliser les éventuelles réparations requises avant le contrôle technique.

Sur quels points de contrôle intervenir ?

  • Visibilité : pas de fissure importante sur le pare-brise ou d’impacts multiples dans la zone de balayage des essuie-glaces ou de vision des rétroviseurs ; des essuie-glaces et des rétroviseurs intérieurs et extérieurs en bon état.
  • Immatriculation : des plaques réglementaires bien fixées, lisibles non détériorées.
  • Pneus : en bon état, ni déformés, ni déchirés, ni usés, avec une profondeur des rainures supérieure à 1,6 mm. N’oubliez pas les pneus arrière souvent moins usés sur le roulement mais craquelés sur les côtés… pouvant exploser à forte vitesse. Attention à la jante gravement déformée et usée.
  • Éclairage et signalisation : feux de croisement, de route, de position, de stop (y compris le 3e feu stop), clignotants, signaux de détresse, catadioptres, témoins du tableau de bord, klaxon… tout doit fonctionner, les feux doivent être orientés correctement y compris l'éclairage de la plaque arrière d'immatriculation.
  • Carrosserie : attention à la carrosserie, aux pare-chocs mal fixés pouvant occasionner des blessures, à la corrosion excessive ou à la déformation importante d’un élément du châssis. Assurez-vous de la bonne ouverture et fermeture (intérieure et extérieure) des portes, du capot, du coffre et des hayons.
  • Intérieur : les ceintures de sécurité doivent fonctionner correctement bien, les sièges être bien fixés.
  • Traquez les fuites excessives de liquides autres que l’eau pouvant porter atteinte à l’environnement ou constituant un risque pour la sécurité des autres usagers de la route.
  • Plaquettes et disques de freins : demandez à un professionnel de contrôler leur état, la fuite ou l’absence de liquide de frein ainsi que les mauvaises performances de freinage.
 
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* Un arrêté du 2 mars 2017 modifie l’organisation du contrôle technique pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes. Il entre en application le 20 mai 2018.
 

Mis à jour le 20 avril 2018