Contrôle technique : ce qui change en mai 2018

Contrôle technique : ce qui change en 2018
 

Le contrôle technique des véhicules de tourisme et utilitaires de 3,5 tonnes et moins se durcit. D’importantes modifications s’appliquent dès le 20 mai prochain.


Une directive à l’échelle européenne

Dès le 20 mai prochain, la réglementation française et l’organisation du contrôle s’alignent sur la directive européenne du 3 avril 2014. Objectif : harmoniser le contrôle technique en Europe et lutter plus efficacement contre la pollution de l’air et des sols.
Le nouveau contrôle technique va devenir un standard européen. Il doit être réalisé dans le pays d’immatriculation du véhicule.

Les principaux changements à connaître

  • Le nombre de points de contrôle passe de 123 à 132
  • Les défauts, désormais appelés défaillances, au nombre de 453 aujourd’hui, passent à 606, répartis en 3 niveaux
  • Apparition d’un niveau de défaillance « critique » s’ajoutant aux deux niveaux existants, mineur et majeur, actuellement reconnus.

Quels sont ces 3 niveaux de défaillance

1 - les défaillances « critiques » : au nombre de 127

Elles peuvent provoquer :
  • un danger direct et immédiat pour la sécurité routière : par exemple, absence de liquide de frein, des feux-stop ne fonctionnant pas, mauvaise fixation des roues, essieu fêlé, etc.
  • une incidence sur l’environnement et justifient l’interdiction de l’utilisation du véhicule sur la voie publique.
 
A retenir : si le résultat du contrôle technique est défavorable pour défaillances critiques, le véhicule sera interdit de circulation dès le lendemain (hors trajet chez le garagiste ou auprès d’un centre de contrôle). Une contre-visite devra être effectuée dans un délai de 2 mois.
 
A savoir : ces défaillances critiques pourraient concerner entre 3 et 5% des véhicules contrôlés.

2 - les défaillances « majeures » : au nombre de 340

Elles sont susceptibles de :
  • compromettre la sécurité du véhicule (flexible de frein abîmé, feu de croisement défectueux, etc.),
  • ou d’avoir une incidence négative sur l’environnement,
  • ou de mettre en danger les autres usagers de la route, et autres anomalies plus importantes.
 
A retenir : En cas d’anomalies décelées, une contre-visite s’imposera dans un délai de 2 mois.

3 - les défaillances mineures : au nombre de 139

Elles n’ont aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement. Parmi ces anomalies mineures, on peut citer un jeu minime des rotules, une légère fuite moteur…
 
A retenir : Si le résultat du contrôle technique est favorable, il n’y aura pas de contre-visite.
 
A savoir : l’application de ces nouveaux critères a pour effet d’allonger le temps du contrôle technique de 15 à 20% et d’augmenter son tarif que les professionnels fixent librement.
 
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Mis à jour le 12 février 2018