Enquête sur les périurbains et la mobilité

 
 

La voiture : toujours numéro 1 !

Si la quasi-totalité des périurbains interrogés (99%) ont au moins une voiture, 72% en ont au moins 2 ! Un chiffre qui se démarque largement de la moyenne française située autour de 35% par foyer en 2014 (INSEE 2014). Quand ils prennent le volant, c’est majoritairement pour faire leurs courses (97%), ensuite se rendre au travail (93%). Emmener les enfants à l’école fait aussi partie de leur trajet régulier, pour 3 périurbain sur 4.
Pourquoi boudent-ils les transports en commun ? A l’évidence, l’offre des transports publics est souvent moins riche dans leurs propres communes de résidence que dans les centres villes. Plus d’1 périurbain sur 2 reconnait sa destination mal desservie, 1 sur 3 estime les arrêts trop éloignés et également 1 sur 3 trouve la fréquence des passages insuffisante.
Quand la voiture est indispensable, elle est forcément bien assurée : 3 conducteurs sur 4 ont choisi l’assurance tous risques pour leur voiture principale ; une population plus assurée que la moyenne nationale qui est de 2 sur 3. Parmi les services les plus plébiscités, au coude à coude : pouvoir être dépanné en bas de chez eux (69%), disposer d’une voiture de remplacement équivalente en cas de réparations (65%). 

 
 

FOCUS DOMICILE-TRAVAIL : PRIORITE A LA VOITURE

Etre périurbain, c’est sans nul doute faire du trajet pour se rendre au travail : 76% résident à plus de 10 kms de leur travail, presque 10% à plus de 50 kms. Les déplacements entre le domicile et le travail sont donc un aspect primordial de la vie quotidienne des périurbains
 
La grande majorité (93%) utilise régulièrement sa voiture, sauf ceux qui habitent soit très près (51%), soit très loin (84%) de leur travail. Evidemment, les Franciliens se démarquent par l’usage plus fréquent des transports en commun, 34% contre 13% hors Ile de France, et une utilisation plus modérée de la voiture (84%). Des différences, somme toute relatives,  compte tenu d’un réseau de transports en commun largement plus développé en région parisienne. Quand aux transports doux, une minorité pédale pour se rendre au travail (5%) ou adopte la marche à pied (8%). 
 
Mono ou multi-transport sur le même trajet ? Plutôt mono-transport, avec 7% seulement des périurbains qui combinent régulièrement voiture individuelle et transports en commun. Sans doute pour laisser la voiture sur le parking de la gare et se rendre en train au travail.

 
 

TRAJET DOMICILE-TRAVAIL, A VOS MONTRES ...

Quel que soit le mode de transport utilisé, les périurbains passent un temps certain dans les transports pour aller et revenir du travail : en moyenne 53 minutes par jour au volant, voire 1h30 pour ceux qui travaillent à plus de 50 kilomètres de chez eux. La palme restant aux transports en commun sur rail : en moyenne 1h15, et même 1h30 pour ceux qui habitent en région parisienne.
 
Ceux qui ont la chance de résider à proximité de leur lieu de travail, les transports doux sont à l’honneur avec des temps de parcours modérés : 39 minutes à vélo en moyenne et 32 minutes à pied. La demi-heure sportive qui fait du bien à soi-même et à la planète ! 
 
Un petit calcul qui ne laisse pas indifférent : si vous mettez une heure par jour pour aller et revenir du travail par jour, vous aurez passé l’équivalent de 28 à 30 jours au volant de votre voiture dans l’année… quasiment l’équivalent de la durée de vos vacances !

 
 

DES IMPRÉVUS SUR LE TRAJET : SOURCE DE RETARD ET DE STRESS

Seuls 14% des périurbains ne rencontrent jamais d’imprévus (accidents, embouteillages, retards, grèves...) qui les retardent dans leurs déplacements entre leur domicile et leur travail. En revanche, 16% y font souvent face et 31% de temps en temps, soit près d’1 sur 2  régulièrement confronté à ce type de difficultés.
 
Logique, plus le trajet est long et plus ces imprévus sont fréquents : 1 périurbain sur 2 est concerné quand il travaille à plus de 10 kms de chez lui, contre 1 sur 5 à moins de 10 kilomètres. 
 
Les transports en commun sont ceux qui rencontrent le plus d’aléas : 82% de ceux qui prennent le train contre 75% des usagers du bus.  Curieusement, les automobilistes ne sont que 46% à rencontrer des imprévus. 
 
Sans surprise, les Franciliens sont les plus concernés par ces retards : 2 sur 3 en font l’expérience souvent ou de temps en temps, contre 2 sur 5 dans les autres régions.

 
 

NOUVELLES MOBILITÉS, APPLIS : OÙ EN SONT LES PÉRIURBAINS ?

Les nouvelles mobilités, on en parle beaucoup mais, en vrai, elles restent marginales, du moins pour se rendre au travail : 20% des périurbains utilisent souvent ou de temps en temps le covoiturage, la moitié en tant que conducteur et l’autre moitié en tant que passager. L’autopartage (1%) ou le vélo en libre-service (1%) restent très confidentiels, sans doute du fait d’une offre bien plus concentrée dans les grandes villes. 
 
Les objectifs recherchés : les économies (85%), la réduction de la pollution (35%) ou les rencontres avec de nouvelles personnes (22%). Les freins à l’usage : le manque de flexibilité (76%), la crainte de voyager avec des inconnus (27%) ou d’être conduit par un mauvais conducteur (13%) 
 
A noter, c’est le bouche-à-oreille avec la famille, les amis ou les collègues qui fonctionnent mieux que les plateformes de mise en relation des covoitureurs (blablacar.fr, IDVroom.com, etc.): 85% contre 15%. 
 
Côté outils numériques d’aide à la conduite, 1 périurbain sur 3 en utilise pour se rendre au travail. Sans surprise, près de la moitié sont des jeunes et plutôt des Franciliens. Ils ont majoritairement recours au GPS (72%), suivi par les applis signalant les zones de danger ou les embouteillages (49%).

 
Sondage réalisé par IPSOS pour Groupama : Les pratiques de mobilité des habitants des zones périurbaines. Etude réalisée par Internet du 3 au 14 juillet 2017 selon la méthode des quotas appliquée au sexe, à l’âge, à la profession de la personne interrogée et à la région. Un échantillon de 1002 personnes vivant représentatif de la population française âgée de 25 à 65 ans et habitant dans une commune périurbaine (au sens de l’INSEE) a été interrogé, ainsi qu’un sur-échantillon de 150 personnes âgées de 45 à 65 ans et répondant au même profil.