ENQUÊTE SUR LES NÉO-RURAUX

 

 

Qui sont les néo-ruraux ? Plus jeunes qu'on ne l'imagine ...

> Les néo-ruraux sont plus jeunes qu’on ne l’imagine : 38% d’entre eux ont moins de 35 ans, contre 25% seulement pour les ruraux. Une jeunesse qui est un facteur de vitalité supplémentaire pour les zones dans lesquelles ils décident de s’installer.

> En revanche, les néo-ruraux qui s’installant à la campagne vers l’âge de la retraite sont moins nombreux : seuls 28% des néo-ruraux ont entre 55 et 70 ans, contre 39% de l’ensemble des ruraux. 

> Sans surprise, les néo-ruraux s’installent de préférence dans les régions où coexistent un climat clément et un dynamisme économique. Ainsi, c’est l’ouest de la France qui arrive en tête avec 38% des installations de néo-ruraux. Ceux-ci sont aussi très présents  dans le sud-ouest (21%) 

> Enfin, les néo-ruraux ne se distinguent pas réellement en termes de catégorie sociale. Les clichés sur des néo-ruraux qualifiés de « bobos » semblent donc bien éloignés d’une réalité dans laquelle les catégories populaires représentent pour 36% des néo-ruraux ! 


 

 

> Avant tout pour gagner en qualité de vie : 42% des néo-ruraux recherchaient un logement plus confortable, et 41% souhaitaient être plus proches de la nature.

> Les éléments liés à la qualité de vie sont aussi les plus cités: le fait de profiter d’une vie calme et tranquille (59%) ou de profiter de la nature (36%), et la possibilité d’avoir un logement plus grand ou un jardin (46%) arrivent très nettement en tête.

> En revanche, le fait de bénéficier d’un logement moins cher qu’en ville (20%) ou d’éviter la pollution (15%), s’ils ne sont pas négligeables, restent moins essentiels.

> Autant d’éléments que les néo-ruraux nous restituent aussi quand ils sont interrogés spontanément sur ce qu’ils apprécient le plus dans leur lieu de résidence : « avoir une grande maison avec un jardin », « pouvoir faire un potager », « être en paix, sans bruit [...] comme en grande ville », « la chaleur humaine », etc.


 

 

> S’installer dans le rural s’accompagne pour certains d’un petit goût d’aventure… 53% connaissaient mal leur commune d’emménagement avant de s’y installer et 38% ne la connaissaient même pas du tout ! Seuls 37% ont hésité avant de la choisir, dont seulement 5% ont hésité longtemps. 

> Une surprise : l’accès à Internet n’est pas un critère prioritaire dans le choix du lieu de résidence : seuls 42% des néo-ruraux en font un critère déterminant ou important. Plus étonnant encore, les jeunes (40%) sont moins enclins que les seniors (44%) à faire d’Internet une priorité. 

> En termes de logement, l’avantage de l’installation en milieu rural est très net : 60% des néo-ruraux ont un logement plus grand que précédemment, 60% profitent d’un jardin ou d’un potager. Pour 58% d’entre eux, cette installation est l’occasion du passage à la maison individuelle. 

> A noter : plus d’un néo-rural sur deux (54%) a réalisé des travaux de rénovation ou d’aménagement au moment de son installation dans son nouveau logement. Des travaux qui sont évidemment plus souvent entrepris quand on réside dans un logement ancien (60%) ou dans une maison (59%)


 

 

> Ils sont quasi unanimes (96%) à se dire satisfaits de leurs conditions de vie actuelles, au même niveau que l’ensemble des personnes installées depuis longtemps (95%). Les promesses liées au cadre de vie sont au rendez-vous : 95% des néo-ruraux disent habiter dans un endroit où il fait bon vivre.   

> A savoir, 77% des néo-ruraux reconnaissent qu’ils bénéficient de meilleures conditions de vie qu’en ville, alors que 15% jugent que les conditions de vie étaient finalement meilleures en zone urbaine. 

> L’éloignement des services et des commerces n’est pas un frein : plus de 7 néo-ruraux sur 10 considèrent que les services publics essentiels (école, poste, pompiers, gendarmes), les services de santé (médecin généraliste, pharmacie) ou les petits commerces alimentaires sont suffisamment proches de chez eux. Au final, seules les grandes infrastructures de transport (aéroport, gare) ainsi que les lycées et les universités sont jugés trop éloignés par une majorité. 

> Preuve de leur satisfaction : plus de la moitié des néo-ruraux ne songent jamais à retourner vivre dans une grande ville, et seuls, 8% y pensent souvent. Pour autant, les liens avec la ville ne sont pas coupés : 67% des néo-ruraux y retournent parfois, 63% y conservent des amis, et 19% y travaillent même toujours.


 

 

> Le cliché des relations parfois difficiles entre les ruraux et les nouveaux arrivants n’est plus au goût du jour : près de 8 ruraux de longue date sur 10 considèrent leur installation d’un œil bienveillant. Pour eux, leur arrivée est synonyme de dynamisme : 57% des ruraux reconnaissent leur présence comme positive pour le maintien des services publics locaux, 41% pour le commerce local, 36% pour l’animation de la commune et 35% pour son dynamisme économique.

Mieux encore, les relations entre les anciens et les nouveaux habitants du monde rural sont souvent marquées par l’entraide : 67% des habitants de longue date jugent que les néo-ruraux font des efforts pour s’intégrer à la vie locale, et 58% affirment même qu’ils aident personnellement à l’intégration de ces nouveaux venus.

> Ces relations cordiales permettent à 61% des néo-ruraux de pouvoir dire qu’ils sont bien intégrés dans leur commune. Le fait d’avoir des enfants (74%) ou d’être en couple (64%) multiplie logiquement les occasions de tisser des liens avec les habitants, et donc de se sentir bien intégré. On constate même que 32% des néo-ruraux affirment personnellement contribuer à la vie locale, un chiffre qui reste inférieur à celui de l’ensemble des ruraux (48%), mais qui n’en est pas moins très encourageant.


 

Sondage réalisé par IPSOS pour Groupama

Regards croisés entre ruraux et néo-ruraux sur les conditions de vie à la campagne et l’intégration des nouveaux habitants.
 
Etude réalisée par Internet du 23 février au 3 mars 2017 selon la méthode des quotas appliquée au sexe, à l’âge, à la profession de la personne interrogée et à l’âge.
Un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans et habitant dans une agglomération de moins de 5 000 habitants a été interrogé, ainsi qu’un sur-échantillon de 150 personnes âgées de 18 à 70 ans, habitant dans une agglomération de moins de 5 000 habitants depuis moins de 5 ans et habitant précédemment dans une agglomération plus grande. Au total, 308 néo-ruraux ont dont été interrogés.
 

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