Comment protéger votre commerce contre le vol et la malveillance ?

Contenu mis à jour le 27/05/2026 - Partager l'article

Vols à l’étalage, braquages, cambriolages, cyberattaques… les faits de délinquance criminelle sont en forte hausse en France et touchent de plus en plus les professionnels. Particulièrement vulnérables du fait de leur exposition au public, les commerces de proximité, en particulier, constituent des cibles de choix. Commerçant, face à ces menaces grandissantes, la protection de vos marchandises, locaux professionnels, équipements, mais aussi de vos salariés et des données que vous traitez, devient une priorité absolue. Zoom sur les meilleures stratégies à adopter pour sécuriser votre activité.

Recrudescence des vols à l’étalage, cambriolages et cyberattaques : les commerces particulièrement exposés

Le vol constitue une infraction pénale et se définit comme une soustraction frauduleuse d’un bien matériel ou immatériel à autrui. Cette définition recouvre aujourd’hui des réalités multiples, auxquelles les commerces de proximité sont particulièrement exposés.

Les vols à l’étalage : un phénomène en forte progression

Vêtements et accessoires de marque, cosmétiques et parfums, alcool, alimentation, produits pharmaceutiques… Les vols au sein des commerces de proximité se multiplient ces dernières années. En 2024, 66 300 vols à l’étalage ont été enregistrés par les services de police et de gendarmerie, soit une hausse de 8,6 % sur un an(1).

Des chiffres sous-estimés selon le collectif « Ras le vol », qui fait quant à lui état d’une augmentation de 15,5% par rapport à l’année précédente : un record(2).

Les cambriolages : des intrusions souvent préparées

La même année, 67 400 infractions pour cambriolages de locaux industriels, commerciaux ou financiers ont également été enregistrées(1). Parmi les secteurs les plus touchés par des effractions ou tentatives d’effraction, les magasins et commerces de proximité.

Plus accessibles et souvent perçus comme étant moins sécurisés, ces établissements constituent des cibles privilégiées pour les cambrioleurs, qui procèdent généralement à une reconnaissance des lieux avant de passer à l’acte : observation des vitrines, identification des produits, analyse des points d’entrée et des dispositifs de sécurité en place...

Les cyberattaques : une menace croissante pour les petits commerces

Souvent moins bien protégées face au risque cyber, les petites entreprises – dont les commerces de proximité – sont particulièrement vulnérables aux attaques cyber. En témoigne une forte hausse des signalements à cybermalveillance.gouv.fr ces dernières années(3).

En 2025, 16% des entreprises interrogées déclarent avoir été victimes d’un ou plusieurs incidents cyber : hameçonnage, failles de sécurité, consultation de sites Internet vérolés…(4).

Les commerces de proximité, des cibles de choix

Quel que soit le type de vol, l’objectif des malfaiteurs est de mettre la main sur des biens ayant le plus de valeur possible. Les liquidités bien sûr, mais aussi les produits, données ou équipements informatiques pouvant être dérobés et revendus facilement.

Dans ce contexte, les commerces de proximité constituent des cibles évidentes. Magasin, atelier, local commercial, zone de stockage, site web… Quel que soit votre corps de métier, les espaces réservés aux activités professionnelles regorgent souvent de biens susceptibles d'attiser les convoitises.

Les produits les plus volés

Les voleurs privilégient certaines catégories de produits en raison de leur valeur marchande et de leur facilité de revente. Les vêtements, les accessoires, les cosmétiques,les vins et spiritueux mais aussi les médicaments, les soins de parapharmacie ou encore les lunettes sont particulièrement prisés. D’autant que ces articles sont généralement facilement dissimulables dans des sacs ou des vêtements. Les pharmacies, les boutiques de prêt-à-porter, les opticiens et les enseignes spécialisées dans la beauté ou l’alimentaire sont ainsi en première ligne.

Commerçant, votre niveau d’exposition face aux risques de vol ou de cambriolage dépend de la nature de votre activité : la vente de produits de valeur, comme des vêtements de marque ou des bijoux, nécessite des mesures de protection renforcées. Si vous êtes fleuriste, boulanger ou charcutier, votre attention doit en revanche être portée sur la facilité d’accès à votre caisse et sa sécurisation.

Des données précieuses et plus accessibles

En revanche, aucun commerce n’est à l’abri en matière de cybersécurité. Les données traitées en magasin peuvent présenter un réel intérêt pour les hackers. Dans l’exercice de votre activité, vous pouvez être amené à collecter et stocker des informations confidentielles de clients (coordonnées, historiques d’achat, etc.) ainsi que des données liées aux paiements, qui peuvent être exploitées à des fins frauduleuses ou revendues.

D’autant que, si votre niveau de sécurité informatique est insuffisant, vous êtes plus vulnérables aux attaques opportunistes. En cas d’incident, l’impact sur votre activité peut être immédiat. Un blocage des systèmes peut par exemple inciter à céder rapidement aux demandes des cybercriminels, ce qui renforce votre attractivité.

À savoir

80% des TPE/PME reconnaissent ne pas être prêtes en cas de cyberattaque, et 58% considèrent bénéficier d’un bon niveau de protection face au risque cyber(3).

Des menaces multiples aux modes opératoires en constante évolution

Vols en magasin, intrusions physiques ou attaques informatiques… Les types d’infraction auxquels vous pouvez être confronté en tant que commerçant sont multiples. De plus en plus organisés et opportunistes, leurs auteurs exploitent souvent les mêmes points de vulnérabilité : accessibilité, défaut de surveillance ou failles de sécurité… Mieux comprendre ces modes opératoires est essentiel pour s’en prémunir.

Des pratiques variées selon le type d’infraction

Le vol à l’étalage, le plus courant, consiste à subtiliser discrètement des produits en magasin, généralement de petite taille et faciles à dissimuler.

Le cambriolage, quant à lui, se caractérise par une effraction, le plus souvent en dehors des heures d’ouverture, afin d’accéder aux marchandises ou aux liquidités. Votre commerce peut par exemple être ciblé juste après la fermeture, lorsque la recette de la journée est encore sur place et que le personnel est en nombre réduit.

Plus rare mais traumatisant, le vol à main armée (ou braquage) se déroule sous la contrainte pendant les heures d’ouverture, l’objectif des malfaiteurs étant de s’emparer rapidement des liquidités de la caisse et/ou des produits à forte valeur (bijoux, articles de marque, etc.).

Pouvant survenir à tout moment, les cyberattaques, enfin, ciblent le système informatique de votre commerce. L’hameçonnage (ouphishing), le piratage de comptes, l’intrusion dans les logiciels de caisse oules rançongiciels visent à subtiliser des données personnelles de clients (pour les exploiter ou les revendre) ou à bloquer votre activité pour vous extorquer des fonds. Ces attaques cyber sont rendues possibles par l’ouverture d’un email malveillant et de sa pièce jointe, un clic sur le lien d’un site non sécurisé, le téléchargement d’un logiciel inconnu ou piraté

Des techniques de vol de plus en plus organisées

Les auteurs de vols et de cyberattaques disposent aujourd’hui de moyens de plus en plus accessibles et sophistiqués pour contourner les dispositifs de sécurité.

En magasin, de simples outils (aimants, crochets, tournevis, élastiques…) permettent de neutraliser les dispositifs antivols. Les voleurs choisissent généralement des zones moins surveillées, comme les cabines d’essayage, pour commettre leur méfait.Pour limiter le risque, n’hésitez pas à compter les articles avant et après le passage en cabine !

Par ailleurs, les méthodes se professionnalisent. Aujourd’hui, les malfaiteurs agissent de moins en moins à l’improviste et ont recours à des techniques plus élaborées, comme l’utilisation de sacs doublés d’aluminium pour déjouer les portiques. Ils agissent également de plus en plus fréquemment en groupe et mettent en œuvre des stratégies coordonnées pour faire diversion.

Cette professionnalisation se retrouve également sur le front de la cybercriminalité. Les hackers exploitent des techniques éprouvées comme le phishing, des rançongiciels, des logiciels malveillants diffusés à grande échelle, ou même l’envoide SMS ou de QR code usurpant l’identité d’un tiers de confiance (institutions officielles, organismes bancaires, fournisseur d'accès Internet…). Mieux informés sur les failles des systèmes, ils ciblent en priorité les structures les moins protégées, comme les petits commerces. Face à ces évolutions, il est essentiel d’adapter régulièrement vos équipements informatiques, vos outils numériques et vos pratiques afin de limiter les risques de vol, d’intrusion ou de compromission des données.

Vols, braquage, cyberattaques : quels impacts sur votre activité commerciale ?

Les répercussionsd’un vol, d’un braquage ou d’une cyberattaque sur votre activité peuvent être multiples et mettre en péril la rentabilité de votre commerce.

Sur le plan financier

Le vol de marchandises, d’espèces ou de données peuvent entraîner une perte financière immédiate et des dégradations matérielles significatives (vitrine brisée, matériel endommagé, systèmes détériorés…).

L’impact financier d’une cyberattaque peut être tout aussi critique, si par exemple une fuite de données a été orchestrée dans le but d’obtenir une rançon. Sans compter que la Responsabilité Civile de votre entreprise peut être mise en cause en cas de réclamation d’un client pour atteinte aux données à caractère personnel, et vous exposer à des conséquences pécuniaires importantes.

Sur le plan opérationnel

De tels incidents sont également susceptibles d’affecter l’ouverture de votre commerce. Les pertes, les dégâts matériels occasionnés et la paralysie de vos systèmes informatiques (logiciels de caisse, site web…) peuvent entraîner une interruption partielle ou totale de votre activité.

Sur le plan humain

En plus des pertes financières et matérielles, il est également important de prendre en compte le coût émotionnel et psychologique d’un vol ou d’un braquage pour vous et vos salariés. Ils peuvent créer un sentiment d’insécurité, affectant votre motivation, votre bien-être et votre productivité.

Sur le plan réputationnel

Au-delà, l’atteinte à la réputation de votre commerce ne doit pas être sous-estimé. Ce type d’incidents peut compromettre la confiance de vos clients, ce qui peut fragiliser durablement votre activité. Un commerce perçu comme vulnérable peut voir sa fréquentation diminuer, avec un effet direct sur son chiffre d’affaires.

Face à ces risques, sécuriser votre activité avec la mise en place de solutions adaptées devient une priorité absolue. Protéger vos biens (marchandises, locaux, équipements, outils, etc.), vos salariés et vos données est indispensable pour garantir la continuité de votre activité et préserver votre trésorerie. Soyez proactif dans la défense de votre commerce !

Vols, cambriolages, cyberattaques : quelles solutions pour sécuriser votre activité ?

Il existe aujourd’hui de nombreuses bonnes pratiques et solutions pour réduire les risques de vol, de cambriolage et de cyberattaque. Mais pour qu’elles soient réellement efficaces, il convient d’adapter votre stratégie au niveau d’exposition de votre commerce. Selon votre activité, votre localisation ou la nature des biens et données que vous détenez, les risques peuvent varier sensiblement.

Identifiez les vulnérabilités de votre commerce

Avant toute chose, il est indispensable d’évaluer les facteurs de risques et faiblesses auxquels votre commerce est exposé, afin de mettre en place des mesures de protection adaptées aux besoins spécifiques de votre activité.

Votre activité est-elle souvent la cible de personnes malhonnêtes ? Les produits que vous vendez sont-ils susceptibles d’attiser la convoitise ? Existe-t-il une faille ou un défaut de sécurité permettant à un voleur de les dérober facilement ou à un cambrioleur de s’introduire rapidement sur les lieux ? Votre niveau de protection face aux risques cyber est-il suffisant ? Votre niveau d’exposition dépend à la fois de votre environnement, de votre activité, de votre organisation et de votre niveau de protection.

Pour évaluer efficacement ces risques, plusieurs facteurs doivent être analysés :

  • l’emplacement géographique et l’environnement de votre commerce (quartier, voisinage immédiat, éclairage public, voirie…) ;
  • la configuration de vos locaux (accessibilité, visibilité, zones peu surveillées…) ;
  • la nature de vos produits et données ;
  • vos pratiques internes (horaires, gestion des accès…) ;
  • le niveau de sécurisation de vos systèmes informatiques.

L’objectif est d’identifier les failles exploitables, qu’elles soient physiques ou numériques, afin de les corriger en priorité pour mieux protéger votre commerce. Une porte de service mal sécurisée ou une zone d’ombre dans votre dispositif de sécurité sont autant de points faibles pouvant inciter au passage à l’acte. Une négligence humaine (inattention, oubli d’un document sensible en apparence, etc.) peut exposer à un risque supplémentaire.

Protégez efficacement votre commerce contre les cambriolages

Les premières mesures concernent la sécurisation des abords immédiats et points d’entrée, souvent révélateurs de son niveau de protection :

  • assurer un éclairage suffisant des accès et de la vitrine pour limiter les zones d’ombre ;
  • maintenir les abords dégagés de tout élément pouvant faciliter une intrusion (échelles, cartons, matériel, etc.) ;
  • installer des rideaux métalliques ou des grilles de protection devant vos vitrines ;
  • renforcer la protection de vos portes et fenêtres avec des serrures multipoints ou des dispositifs anti-effraction ;
  • contrôler et limiter l’usage des accès secondaires (portes de service, réserves), en veillant à ce qu’ils restent fermés en dehors des besoins d’exploitation et ne soient accessibles qu’aux seules personnes autorisées.

Un dispositif de sécurité sans faille apparentepermet de ralentir les tentatives d’effraction et de dissuader les cambrioleurs.

Pour compléter ce dispositif, des solutions de détection et d’alerte peuvent être mises en place à l’intérieur de votre commerce :

  • un système d’alarme adapté à la configuration de votre local ;
  • des détecteurs d’ouverture, de mouvement ou de choc (bris de vitre) ;
  • un dispositif de télésurveillance 24h/24 pour une intervention rapide en cas d’intrusion ;
  • un générateur de brouillard qui diffuse une fumée opaque en cas d’intrusion, empêchant toute visibilité.

Une sécurisation globale et adaptée à la configuration de votre commerce permet de réduire les vulnérabilités. L’objectif est de le rendre difficile d’accès et d’augmenter le risque perçu par les cambrioleurs.

À savoir

Votre commerce est fermé ? Vous attendez l’arrivée d'un stock de valeur ? Vous pouvez demander à bénéficier de l'Opération tranquillité entreprise et commerce (OTEC) auprès de la Gendarmerie Nationale, en téléchargeant et en remplissant ce formulaire d’inscription. Une fois cette demande renseignée, elle doit être déposée à la brigade de gendarmerie de votre secteur, qui organisera des patrouilles dédiées sur votre secteur.

Limitez les risques de vols à l’étalage et de braquages

Le vol à l’étalage est souvent opportuniste, mais de plus en plus organisé. Les braquages sont, quant à eux, pour la plupart planifiés. Pour limiter ces risques, il est nécessaire d’agir à la fois sur la protection de vos produits, l’organisation de vos espaces et la mobilisation de vos salariés.

Pour sécuriser vos articles et marchandises, vous pouvez avoir recours à des systèmes antivol (étiquettes, badges, portiques, etc.) adaptés à la nature de vos produits.Pour les articles à forte valeur ou facilement dissimulables, privilégiez des protections spécifiques comme des boîtiers ou câbles antivols, des vitrines fermées à clé, des blisters ou emballages sécurisés, des puces RFID (radio-identification) ou des dispositifs à encre indélébile.

L’aménagement de votre commerce est également déterminant dans la prévention des vols et braquages. Il doit à la fois permettre de faciliter la surveillance, tout en limitant les opportunités de dissimulation et de fuite. Pour cela, veillez à :

  • éloigner la caisse de l’entrée ;
  • éviter de positionner les articles les plus convoités à proximité immédiate des entrées. Placez-les plutôt en hauteur, dans une vitrine fermée à clé ou derrière le comptoir ;
  • réduire les angles morts et optimiser la visibilité avec des miroirs ou des caméras ;
  • renforcer la surveillance des zones sensibles, telles que les cabines d’essayage ou les rayons particulièrement exposés…

Votre vigilance est tout aussi essentielle. Assurer une présence active dans votre magasin et savoir repérer les comportements suspects ou inhabituels – clients surveillant les alentours, groupes perturbateurs, sacs volumineux ou vêtements amples… – permet de limiter les passages à l’acte, notamment en période d’affluence ou en fin de journée.

Une organisation adaptée de votre magasin renforce cette attention : répartissez vos vendeurs pour couvrir l’ensemble des rayons, accompagnez les clients en cabine d’essayage lorsque cela est possible et planifiez les livraisons en dehors des heures de forte affluence pour éviter toute distraction. La vidéosurveillance peut améliorer votre dispositif de prévention et limiter les pertes.

Renforcez la protection de vos systèmes informatiques face au risque cyber

La protection de votre commerce passe également par la sécurisation de vos systèmes informatiques, devenus une cible privilégiée pour les cybercriminels. Plusieurs mesures de protection permettent de vous prémunir contre les tentatives de vol, de perte ou de diffusion des données que vous traitez (financières, techniques, commerciales…) :

  • équipez vos systèmes d’antivirus et de pare-feu performants, et réalisez des sauvegardes régulières de vos données ;
  • adoptez des mots de passe robustes et encadrer strictement les accès aux outils informatiques ;
  • sensibilisez vos salariés aux principales menaces cyber (phishing, liens frauduleux, pièces jointes suspectes, etc.).

Des dispositifs plus avancés permettent de renforcer la sécurité de vos équipements numériques, tels que l’authentification à double facteur pour sécuriser les accès, des outils de détection des intrusions, des procédures de gestion des incidents, afin de réagir rapidement en cas d’attaque. En combinant ces bonnes pratiques, vous réduisez significativement votre exposition aux cyberattaques et leurs conséquences sur votre activité.

Assuré Groupama

La garantie Cyber Sécurité Groupama, incluse dans les contrats d’assurances multirisques professionnelles Groupama, couvre les conséquences pécuniaires de la Responsabilité Civile de votre entreprise (frais de réparation en dommages aux tiers, frais de gestion de crise) à la suite de la réclamation d’un tiers en cas de soustraction frauduleuse des données placées sous votre garde.

Adoptez les bons réflexes au quotidien

Les bonnes pratiques du quotidien jouent un rôle essentiel dans la sécurité de votre commerce. En tant que commerçant, vous avez un rôle clé à jouer en sensibilisant vos salariés à adopter des réflexes simples mais indispensables, comme par exemple :

  • ne pas laisser de documents ou informations sensibles en apparence ;
  • ranger le matériel informatique (ordinateur portable, tablette, etc.) dans des espaces sécurisés et fermés à clé ;
  • ne pas manipuler de fonds devant les clients ;
  • verrouiller systématiquement les accès (portes, fenêtres) lors des absences, même de courte durée ;
  • être attentifs à tout ce qui peut paraître suspect (individus, véhicules) ou inhabituel à proximité de votre commerce (travaux, échafaudage…) ;
  • redoubler de vigilance à l’ouverture et à la fermeture ainsi que pendant les livraisons et les fêtes de fin d’année ;
  • ne jamais évoquer la nature, le jour et l’heure de vos livraisons…

Faciles à mettre en œuvre, ces bonnes pratiques permettent d’éviter de nombreuses situations à risque.

À savoir

Groupama et la Gendarmerie Nationale s’engagent aux côtés des commerçants pour lutter contre les vols. Téléchargez gratuitement l’application « Ma Sécurité » conçue par les forces de l’ordre pour prévenir les méfaits et faciliter vos échanges avec la gendarmerie. Grâce à elle, vous pourrez notamment bénéficier de conseils de sécurité et de prévention suivant les thématiques qui vous intéressent, échanger sur un tchat discret 24h/24 et 7j/7 avec un gendarme, ou encore signaler toute absence prolongée de votre commerce.

Commerçant, quelle procédure en cas de vol, de cambriolage ou de cyberattaque ?

Votre commerce fait l’objet d’un vol, d’un cambriolage ou d’une attaque cyber ? Voici la procédure pour en limiter les conséquences et faciliter votre indemnisation.

En cas de vol ou de cambriolage

  1. Prévenez immédiatement les forces de l’ordre pour les constatations d’usage.
  2. En attendant leur intervention, ne touchez à rien afin de préserver les éventuels indices laissés par les malfaiteurs (empreintes digitales, traces de chaussure, etc.). Sauf cas de force majeure, ne laissez personne pénétrer dans votre commerce. Conservez également les preuves (photos, vidéos, factures, inventaire…) des biens volés ou dégradés.
  3. Sécurisez les lieux et accès de votre commerce pour éviter tout nouveau risque. Dans le cadre de votre contrat d’assurance multirisque professionnelle, en cas de vol, de vandalisme ou de tentative de vol par effraction, si votre local professionnel doit faire l’objet d’une surveillance afin de vous protéger contre le vol des biens encore sur place, Groupama organise l’intervention d’un prestataire pour assurer les réparations provisoires et, si son intervention n’a pu régler le problème, un gardiennage de vos locaux professionnels.
  4. En cas de vol de cartes bancaires ou de chéquiers, faites opposition auprès de votre banque. Remplissez dans les plus brefs délais les formalités d’opposition prévues par la loi pour les titres ainsi que pour toutes les valeurs reconstituables.
  5. Estimez le préjudice subi et déposez plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie dans les 24 h, preuves du vol à l’appui.
  6. Déclarez le sinistre à votre assureur au plus tard dans les 2 jours. Votre dossier doit comporter : le récépissé du dépôt de plainte, la liste estimative des objets volés, les factures d’achats, photos, avis de livraison ou tout autre document pouvant justifier de l’existence et de la valeur des biens disparus.
  7. Passées ces étapes, votre assureur analyse les circonstances du sinistre. Selon l’importance du vol, un expert peut être mandaté afin d’évaluer le montant du préjudice subi (marchandises, matériel, dégradations). Votre indemnisation dépendra notamment des garanties souscrites et des justificatifs fournis. Un règlement d’acompte pourra être envisagé pour vous permettre de reprendre votre activité dans les meilleurs délais.

Assuré Groupama

La garantie « Vol / Vandalisme », intégrée dans votre contrat d’assurance multirisque professionnelle, vous protège contre le vol, les cambriolages et les actes de vandalisme. Suite à un vol ou à un cambriolage dans votre commerce, déclarez votre sinistre en quelques clics sur votre espace client ou via l’application mobile Groupama et moi. Envoyez vos justificatifs en ligne et suivez l’évolution de votre demande en toute tranquillité. Bénéficiez également de garanties adaptées à votre activité (en option), grâce à nos contrats dédiés aux commerces alimentaires et non alimentaires.

En cas de cyberattaque

En cas de cyberattaque avérée, tout l’enjeu réside dans votre capacité à réagir rapidement, même si votre commerce doit fonctionner en mode dégradé le temps de la décontamination. Pensez à adopter les bons réflexes dès l’apparition des premiers symptômes ou si une alerte vous est communiquée par vos outils internes ou votre prestataire informatique. Une intervention immédiate peut vous éviter le pire.

Si votre commerce est victime d’une violation de données à caractère personnel, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD)(5) vous oblige par ailleurs à notifier l’incident à la CNIL(6) dans les 72 h et à en informer vos clients le cas échéant.

Comme pour les vols à l’étalage et les cambriolages, vous devez également déposer plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie.

Si vous avez souscrit un contrat d'assurance comportant des garanties cyber, vous devez déclarer le sinistre à votre assureur et lui transmettre le récépissé du dépôt de plainte, que vous devez effectuer dans les 72 h qui suivent le constat de votre cyberattaque.

Assuré Groupama

Avec la garantie Cyber Sécurité, incluse dans votre contrat d’assurance multirisque professionnelle, vous serez accompagné par une équipe spécialisée en cybersécurité et de consultants juridiques pour qualifier les faits, identifier les causes de l’incident de sécurité, en limiter et/ou en éliminer les effets.

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Mentions légales et informatives

Pour les conditions et les limites des garanties et des services mentionnés, se reporter aux contrats d’assurance ou se renseigner auprès de votre conseiller Groupama.

(1) Source : SSMSI (Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure), « Insécurité et délinquance en 2024 : bilan statistique », janv. 2025.

(2) Selon l’enquête menée par l’association « Ras le vol » auprès de 1 350 commerçants/artisans de janvier à mars 2025.

(3) Source : 2ᵉ édition du baromètre national de la maturité cyber des TPE-PME publiée par cybermalveillance.gouv.fr en octobre 2025.

(4) Selon l’ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025.

(5) Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est en application depuis le 25 mai 2018.

(6) Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés.