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  • Exploitants agricoles : évaluez et prévenez les risques professionnels

    Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) s’adresse à tous les employeurs de main d’œuvre : salarié, apprenti, stagiaire ou encore aidant-familial. Cet outil, obligatoire depuis 2002, permet d’évaluer les risques afin de préserver votre santé et celle des personnes travaillant sur votre exploitation. Ce document, à mettre à jour annuellement, est aussi une démarche permettant d’établir votre plan d’action de prévention.

    Des risques propres à l’exploitation agricole

    Une réalité : de nombreux accidents du travail ou maladies recensés sur les exploitations agricoles

    Sur une exploitation agricole, les risques professionnels (accidents du travail ou maladies) peuvent aussi bien toucher le chef d’exploitation que ses salariés ou les aidants-familiaux.
    Chaque année, la Multualité Sociale Agricole (MSA) recense plus de 20 000 accidents de travail par an sur les exploitations dont 3 000 accidents graves avec une incapacité partielle ou permanente de travail.

    Au-delà du préjudice physique, les accidents de travail ou les maladies professionnelles peuvent perturber, voire arrêter l’activité de l’exploitation et entraîner des dépenses de santé, sans compter le temps nécessaire à la recherche d’un remplaçant et à sa formation.

    Quels sont les principaux risques ?

    Si la mécanisation et la technologie ont réduit la pénibilité des travaux agricoles en améliorant le confort et la sécurité, des exploitants, 17 %* des accidents du travail sont liés à l’utilisation de matériels lourds et légers : tracteurs moissonneuse-batteuse tronçonneuse, tondeuse, taille-haie, sécateur… et touchent toutes les filières.

    Les principaux risques d’accident sont dus à la mobilité de ces matériels ou aux éléments mobiles des équipements (renversement, circulation routière, liaisons tracteur-outils, prises de force, interventions en cas de bourrage, écrasement, risques de chute en arboriculture, déplacement à pieds sur une passerelle…).

    Les expositions prolongées aux bruits, aux vibrations, aux pesticides, aux conditions climatiques la répétition de certains gestes et postures, pèsent quant à eux, lourdement sur la survenance des maladies professionnelles (troubles musculo-squelettiques, troubles de l’audition, intoxications…).

    Dans les élevages, les interventions sont multiples (insémination, vêlage, écornage, alimentation, traite, soins vétérinaires, paillage curage…) et peuvent entraîner des risques de blessures par écrasement ou piétinement par exemple, notamment dans les filières hippiques et d’élevage bovin lait et viande. Mais les éleveurs et leurs salariés sont également exposés aux risques biologiques. Certaines maladies d’origine animale comme la zoonose sont transmissibles à l’homme.

    Quant à  l’exposition aux risques chimiques immédiats ou différés (utilisation de pesticides, produits phytosanitaires, produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) sont autant de sources de risques immédiates ou différées (exposition aux gaz d’échappement diesel, huiles minérales, poussières de bois…).

    Afin d’éviter tout risque d’accident ou de maladie sur l’exploitation, notamment aux moments clés de votre activité, il est donc indispensable d’identifier tous les facteurs de risques pour chaque poste et phase de travail.

    Une démarche obligatoire pour tous les employeurs : le DUERP

    Depuis 2002, tout exploitant qui emploie au moins un salarié, apprenti, stagiaire ou un aidant-familial a l’obligation de mettre en œuvre le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels.
    En plus du caractère obligatoire de cet outil, le DUERP permet à l’exploitant de recenser, poste par poste, les dangers auxquels lui et ses salariés ou aides-familiaux sont exposés pendant leur l’exercice de leur travail.

     

    Ainsi, pour chaque atelier de travail, le DUERP permet de dresser un état des lieux des dangers relatifs aux habitudes de travail, à l’utilisation des machines, aux équipements, à la manipulation de produits chimiques, etc. 

    La méthode consiste à :

    • Identifier les points forts et les points critiques pour chaque atelier de travail ;
    • Lister les mesures de prévention existantes ;
    • Repérer les situations où il convient de mettre en place une action de protection ou de prévention. 

     

    Le DUERP doit être révisé chaque année. En son absence sur votre exploitation, vous êtes passible d’une amende de 1 500 euros et surtout votre responsabilité en tant qu’employeur de main d’œuvre sera systématiquement engagée en cas d’accident.
     

    Même si certaines mesures de précaution relèvent du bon sens (réglage de l’éclairage trop faible ou au contraire trop éblouissant, nettoyage régulier des locaux, réorganisation des modes opératoires pour éviter le portage de charges trop lourdes ou encore accessibilité rapide aux trousses de premiers secours, organisation du local phytosanitaire), l’objectif du DUERP consiste à identifier les risques mais surtout à engager les mesures de prévention qui en découlent.

    Celles-ci peuvent prendre la forme :

    • d’équipements de protection individuelle,
    • de formations à l’utilisation des machines ou à la conduite des engins,
    • d’achats de matériel (masques, gants, imperméables),
    • de mesures de réduction des bruits.


    Bon à savoir :
    Au-delà des risques physiques, le périmètre du DUERP englobe aussi les risques sociaux et, en particulier, ceux liés au stress qui se préviennent surtout en établissant des communications régulières au sein des équipes. 


    Pour en savoir plus, contactez votre conseiller Groupama.


    2017 : observatoire AT/MP salariés et non-salairés agricoles
     

    Mis à jour le 14/06/2019

 
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