RSE : l’égalité des chances, une richesse pour l’entreprise
Contenu publié le 22/10/2026
Favoriser l’insertion des jeunes, l’emploi des seniors et l’inclusion des personnes en situation de handicap répond à des enjeux qui dépassent le seul recrutement. En contribuant à l’égalité des chances, vous agissez concrètement en faveur de la responsabilité sociétale de votre entreprise (RSE). Cette démarche vous permet non seulement de faire face aux tensions de recrutement, à l’évolution des métiers et à l’allongement des carrières, mais aussi de réunir des expériences et des compétences complémentaires, d’encourager la transmission des savoir-faire et de renforcer l’attractivité de votre entreprise. Décryptage.
Sommaire
L’égalité des chances, au cœur de la responsabilité sociétale de l’entreprise L’insertion professionnelle des jeunes, un investissement dans les compétences de demain L’emploi des séniors, un enjeu de transmission et de durabilité Faire de l’inclusion du handicap une réalité au quotidien L’importance de protéger vos salariés tout au long de leur parcours
L’égalité des chances, au cœur de la responsabilité sociétale de l’entreprise
La RSE désigne, selon la définition de la Commission européenne reprise par le ministère de l’Économie, la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société(1). Loin de se cantonner aux enjeux environnementaux, elle comporte également une dimension sociale, qui concerne notamment les droits humains, les relations et conditions de travail, mais aussi, plus largement,la place accordée à chacun·e au sein de l’entreprise, quelles que soient son expérience, son âge ou sa situation.
En tant que dirigeant·e de TPE/PME, vous pouvez agir concrètement sur cette dimension inclusive à travers vos pratiques de recrutement, d’intégration, de formation et d’accompagnement. Favoriser l’égalité des chances et réunir les conditions pour que chacun·e puisse développer ses compétences et s’épanouir permet de donner corps au volet social de la RSE.
Dans un marché du travail en constante évolution, cette démarche peut aussi vous aider à faire face à d’éventuelles difficultés de recrutement, à accompagner les évolutions démographiques liées au vieillissement de la population, à préserver les compétences indispensables à la pérennité de votre entreprise et à renforcer la cohésion au sein de vos équipes. À condition de ne pas limiter l’inclusion à une intention, mais de l’inscrire durablement et concrètement dans vos pratiques !
Faire de l’égalité des chances un engagement concret
L’âge, le handicap ou encore la situation familiale font partie des critères qui ne peuvent légalement justifier une différence de traitement dans le cadre d’un recrutement ou de la vie professionnelle(2). Mais respecter le principe de non-discrimination constitue un socle, et non l’aboutissement d’une politique d’inclusion.
Favoriser l’égalité des chances consiste d’abord à permettre à chacun·e d’accéder à l’emploi et d’évoluer professionnellement, sans que des critères sans rapport avec les compétences requises ne constituent une entrave. Cela suppose de porter une attention particulière aux pratiques de recrutement, mais aussi aux conditions d’intégration, à l’accès à la formation, aux possibilités d’évolution professionnelle ou encore au maintien dans l’emploi. Et de vous interroger sur les éventuels freins qui peuvent, parfois involontairement, y faire obstacle.
Une offre d’emploi exige-t-elle réellement dix années d’expérience ? Les modalités d’un entretien permettent-elles à chaque candidat·e de démontrer ses compétences ? Les postes proposés sont-ils accessibles aux personnes en situation de handicap ? Les salariés les plus expérimentés bénéficient-ils des mêmes possibilités de formation et d’évolution que les autres ? Les jeunes recrues disposent-elles d’un accompagnement suffisant pour réussir leur intégration, et les séniors pour continuer de travailler dans de bonnes conditions ?
Les réponses à apporter diffèrent selon les parcours, les situations et les besoins. Accompagner un·e jeune dans ses premiers pas professionnels, valoriser l’expérience d’un·e salarié×e sénior ou adapter l’environnement de travail d’une personne en situation de handicap appellent des actions adaptées, qui toutes poursuivent une même ambition : donner à chacun·e les moyens d’accéder à l’emploi, de trouver sa place, de développer ses compétences et de contribuer durablement au collectif.
Faire de la complémentarité des profils une force
Chaque profil peut apporter à votre entreprise ses compétences, ses expériences et sa propre sensibilité. Un·e jeune qui débute sa carrière dispose de compétences récemment acquises, est souvent à l’aise avec les nouveaux outils et usages numériques et peut porter un regard neuf sur certaines pratiques. Un·e collaborateur·rice sénior dispose, de son côté, d’une expérience solide et d’une connaissance fine du métier, des clients ou de situations complexes rencontrées au fil de son parcours. L’intégration d’une personne en situation de handicap peut, quant à elle, amener à repenser une organisation ou un poste de travail, souvent au bénéfice de l’ensemble de l’équipe.
Chef·fe d’entreprise, l’enjeu n’est donc pas d’opposer les générations ou les profils, mais d’organiser leur complémentarité. En faisant travailler ensemble des générations et des parcours différents, vous encouragez la transmission des savoir-faire, le partage de nouvelles pratiques, l’enrichissement mutuel des compétences, tout en renforçant la cohésion de vos équipes. Autant d’atouts pour accompagner l’évolution de vos métiers et préserver les compétences indispensables à la continuité de votre activité.
Ce faisant, cette complémentarité contribue à l’attractivité de votre entreprise : des pratiques de recrutement ouvertes, des possibilités d’évolution accessibles à tous et un environnement de travail attentif aux besoins individuels sont autant de signaux susceptibles de valoriser votre marque employeur et de renforcer la fidélisation de vos collaborateurs.
L’insertion professionnelle des jeunes, un investissement dans les compétences de demain
L’insertion professionnelle des jeunes constitue un terrain d’action concret de la RSE. Elle permet à votre entreprise de contribuer à leur accès à l’emploi et à la formation en leur donnant les moyens de réussir leur entrée dans la vie professionnelle, tout en développant les compétences nécessaires à son activité et à son évolution.
Former et préparer la relève
Stages, contrats d’apprentissage ou premier emploi permettent aux jeunes de confronter leurs connaissances à la réalité d’un métier et d’acquérir une première expérience valorisable pour la suite de leur parcours. En associant formation théorique et expérience en entreprise, l’alternance, en particulier, constitue une voie privilégiée d’insertion professionnelle. Au contact de professionnels expérimentés, les jeunes acquièrent progressivement des compétences et savoir-faire, découvrent les exigences du monde du travail et gagnent en autonomie.
Pour votre entreprise, ces expériences peuvent constituer un vivier pour de futurs recrutements. Elles vous donnent l’occasion de former de potentielles nouvelles recrues à vos pratiques et à vos méthodes de travail, de leur faire découvrir votre culture d’entreprise et d’organiser la transmission entre les générations.
Certains savoir-faire reposent en effet sur une expérience qui s’acquiert avec la pratique : connaissance fine d’un produit, maîtrise d’un geste technique, compréhension des attentes d’un client ou encore capacité à réagir face à une situation imprévue… Mettre un·e jeune au contact de collaborateurs aguerris contribue à faire circuler ces connaissances et à préserver des compétences essentielles à votre activité.
Une transmission qui prend tout son sens lorsque vous devez anticiper des départs ou préparer la relève sur des métiers difficiles à pourvoir. En donnant leur chance à des personnes qui ne disposent pas encore d’une expérience suffisante, vous participez à leur insertion professionnelle tout en assurant le renouvellement des compétences dont votre entreprise aura besoin demain. D’autant qu’elle peut bénéficier de certains avantages.
L’apprentissage, un recrutement soutenu par des aides financières
L’apprentissage peut présenter un intérêt financier pour votre entreprise : une aide à l’embauche peut vous être accordée pour le recrutement d’un apprenti, au titre de la première année du contrat. Pour les contrats d’apprentissage conclus depuis le 8 mars 2026, si vous employez moins de 250 salariés, le montant de cette aide est de :
- 5 000 € pour une formation jusqu’au Bac (CAP, Bac Professionnel…),
- 4 500 € pour un diplôme de niveau Bac +2 (BTS…),
- 2 000 € pour un diplôme de niveau Bac +3 à Bac + 5 (Licence, Master…)(3).
Il peut atteindre 6 000 € lorsque l’apprenti est en situation de handicap, quel que soit le niveau de diplôme préparé(3).
L’apprentissage peut également ouvrir droit à certains avantages fiscaux et sociaux. Les entreprises employant au moins un apprenti et dont la masse salariale mensuelle ne dépasse pas 6 fois le SMIC, soit 11 202,10 € en 2026,peuvent notamment bénéficier d’une exonération de la taxe d’apprentissage(4). Dans les entreprises de moins de 11 salariés, les salaires versés aux apprentis ne sont par ailleurs pas pris en compte dans le calcul de cette taxe et sont exonérés de la contribution à la formation professionnelle (CFP)(5).
Des allègements de cotisations patronales peuvent également s’appliquer, selon la situation de votre entreprise.
Le saviez-vous ?
En 2025, 846 700 contrats d’apprentissage ont été signés en France dans les secteurs privé et public(6).
L’accompagnement : la clé d’une intégration réussie
Ouvrir les portes de votre entreprise à un·e jeune constitue une première étape. Encore faut-il lui donner les repères nécessaires pour qu’il y trouve sa place. Lorsqu’il s’agit d’une première expérience professionnelle, les codes de l’entreprise, le niveau d’autonomie attendu, l’organisation du travail ou encore les relations avec les collègues et les clients ne vont pas nécessairement de soi.
Dès son arrivée, il convient donc de clarifier son rôle, vos attentes et ses missions, mais aussi de lui indiquer vers qui se tourner lorsqu’il rencontre une difficulté. Le maître d’apprentissage, le tuteur ou le manager joue à ce titre un rôle essentiel. Des échanges réguliers permettent de répondre à ses questions, de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les éventuels besoins d’accompagnement, de lui accorder au fur et à mesure davantage d’autonomie, ce qui favorise in fine sa montée en compétences.
Cet accompagnement ne doit pas s’arrêter à la seule maîtrise du poste. Donner au nouveau venu de la visibilité sur les compétences qu’il pourra acquérir, les responsabilités supplémentaires qui pourront lui être confiées, les perspectives d’évolution ou d’embauche envisageables à l’issue de son contrat peut l’aider à se projeter et permet d’inscrire la relation dans la durée. Lorsque vos besoins le permettent, une alternance, un stage ou un premier emploi peut ainsi devenir le point de départ d’un parcours durable au sein de votre entreprise.
Cette attention portée aux premiers pas contribue non seulement à sécuriser l’intégration du jeune, mais aussi à créer les conditions de son engagement et de sa fidélisation. L’insertion professionnelle ne se joue donc pas uniquement au moment du recrutement : elle se construit dans la qualité de l’accueil et de l’accompagnement apportés au quotidien.
À savoir
Les apprentis ont le statut de salariés(7). À ce titre, ils bénéficient des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise, sous réserve des dispositions particulières liées à leur statut. Ils bénéficient notamment, sauf cas de dispense prévus par la réglementation, de la complémentaire santé collective mise en place dans l’entreprise.
L’emploi des séniors, un enjeu de transmission et de durabilité
Favoriser l’égalité des chances en entreprise suppose également de porter un autre regard sur la seconde partie de carrière. Avec le vieillissement de la population active et l’allongement de la vie professionnelle, l’emploi et le maintien dans l’emploi des séniors sont devenus un enjeu majeur de ressources humaines et de responsabilité sociale.
En 2025, 61,7 % des 55-64 ans occupaient un emploi en France, un niveau historique qui reste toutefois inférieur à la moyenne de l’Union européenne, établie à 66,4 %(8).
Dépasser les idées reçues liées à l’âge
Moins adaptables, moins mobiles, moins à l’aise avec les outils numériques, plus coûteux ou plus difficiles à former… Les préjugés liés à l’âge peuvent encore peser sur le recrutement des séniors comme sur leur évolution professionnelle. L’âge ne préjuge pourtant ni des compétences, ni de l’expérience, ni de la motivation, ni de la capacité à évoluer ou à transmettre des savoir-faire.
Dans vos recrutements comme dans la gestion des parcours professionnels, veillez donc à évaluer avant tout les compétences, l’expérience et l’adéquation du profil avec les besoins du poste. Un·e salarié·e avec de l’expérience peut apporter une connaissance approfondie d’un métier ou d’un secteur, ses savoir-faire, une capacité à prendre du recul face à des situations complexes ou encore un réseau professionnel construit au fil de sa carrière.
Cette expérience peut constituer un capital particulièrement précieux dans les métiers pour lesquels les savoir-faire sont longs à acquérir et difficiles à remplacer. D’autant qu’elle peut également profiter au collectif. En réunissant des salariés d’âges et de parcours différents au sein d’une même équipe, vous favorisez la circulation des savoirs et la transmission des savoir-faire, tout en permettant aux collaborateurs séniors de continuer eux-mêmes à enrichir leurs compétences au contact de nouvelles pratiques et usages.
Organiser la transmission des compétences
Certains départs peuvent fragiliser l’activité d’une entreprise lorsqu’ils concernent des collaborateurs qui détiennent une expertise technique, une connaissance fine des clients, des fournisseurs ou des procédures, parfois peu formalisée. Le départ d’un salarié sénior peut entraîner avec lui une partie de la mémoire de l’entreprise. Anticiper les évolutions de votre pyramide des âges permet d’identifier ces compétences clés suffisamment tôt pour en organiser progressivement la transmission.
La transmission peut alors prendre différentes formes. La formalisation de certains savoir-faire, le tutorat, le mentorat, l’accompagnement d’un·e alternant·e ou d’une nouvelle recrue, le travail en binôme ou encore le partage de bonnes pratiques créent des occasions de transmission intergénérationnelle. L’objectif n’est pas seulement de préparer un départ, mais d’assurer la continuité des compétences tout en reconnaissant la valeur de l’expérience acquise.
Cette logique de transmission peut également donner une nouvelle dimension au parcours d’un·e salarié·e sénior. Lui confier un rôle de tuteur·rice ou de référent·e, lorsqu’il/elle le souhaite et que ses compétences s’y prêtent, permet de valoriser son expertise tout en facilitant la montée en compétences d’autres collaborateurs.
Anticiper et accompagner la seconde partie de carrière
Maintenir les séniors dans l’emploi suppose de ne pas attendre les dernières années de leur carrière pour s’intéresser à leur déroulement. Les métiers évoluent, tout comme les aspirations, les compétences, les besoins, et parfois les capacités physiques. Anticiper ces évolutions permet d’accompagner les parcours professionnels et de rechercher, au fil du temps, les solutions les plus adaptées.
L’enjeu est notamment d’éviter que l’âge ne devienne, de fait, un frein à l’accès à la formation ou à l’évolution professionnelle. Continuer à développer les compétences des salariés séniors contribue à préserver leur employabilité, mais aussi à permettre à votre entreprise de disposer des savoir-faire dont elle a besoin lorsque ses métiers se transforment.
Il peut également être pertinent d’anticiper les conditions dans lesquelles ils pourront poursuivre leur activité. Selon les métiers et les situations, la prévention de l’usure professionnelle, l’aménagement du poste ou du temps de travail, la formation et l’évolution des missions peuvent devenir déterminants pour favoriser leur maintien dans l’emploi.
Accompagner les secondes parties de carrière revient ainsi à rechercher un équilibre entre les besoins de votre entreprise, les compétences du/de la salarié·e et l’évolution de son parcours professionnel, plutôt que de considérer la fin de carrière sous le seul prisme du départ à la retraite.
À savoir
Depuis le 1er février 2026, le dispositif « période de reconversion » permet à tout salarié, quel que soit son âge et son niveau de qualification, d’acquérir de nouvelles compétences ou une qualification en vue d’une mobilité interne ou externe(9).
Faire de l’inclusion du handicap une réalité au quotidien
L’inclusion des personnes en situation de handicap constitue un autre volet essentiel de l’égalité des chances en entreprise. Là encore, la réglementation fixe un cadre. Mais une démarche RSE ne peut se limiter au respect d’une obligation d’emploi : elle consiste aussi à permettre aux personnes concernées d’accéder à l’emploi, d’exercer leur métier dans de bonnes conditions et d’évoluer professionnellement.
Le handicap reste encore associé à certaines idées reçues dans le monde professionnel. Pourtant, il recouvre des situations extrêmement diverses, qui ne sont pas toujours visibles et n’entraînent pas toutes les mêmes besoins. L’enjeu est donc avant tout à faire correspondre les compétences d’une personne aux exigences d’un poste, puis à identifier, lorsque cela est nécessaire, les adaptations permettant de l’exercer dans de bonnes conditions.
Dépasser la seule obligation d’emploi
Seuls les employeurs de 20 salariés et plus sont soumis à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), fixée à 6 % de leur effectif(10). Une contribution annuelle doit être versée en cas de non-atteinte de cet objectif.
Dans les faits, la situation continue de progresser sans que cet objectif soit encore totalement atteint. En 2024, 720 800 travailleurs handicapés étaient employés dans les 111 300 entreprises assujetties à l’OETH(11). Ils représentaient 4 % des effectifs assujettis en équivalent temps plein et 5,1 % au sens légal de l’obligation, après prise en compte de la majoration applicable aux bénéficiaires âgés de 50 ans ou plus(11). Malgré une amélioration progressive de leur situation sur le marché du travail, les personnes en situation de handicap rencontrent toujours des difficultés d’accès à l’emploi.
Que votre entreprise soit ou non soumise à l’OETH, favoriser leur emploi ne se résume toutefois pas à atteindre un taux. Le premier réflexe à avoir est de ne pas présumer de ce qu’une personne peut ou ne peut pas faire. Lors d’un recrutement, ce sont d’abord les compétences du candidat, les exigences du poste et les éventuels besoins d’adaptation qui doivent guider votre réflexion.
Cette approche vaut également pour vos collaborateurs déjà en poste. Un handicap peut être présent au moment du recrutement, mais aussi survenir ou évoluer au cours de la vie professionnelle, à la suite notamment d’une maladie ou d’un accident. Il convient alors de rechercher les solutions permettant au salarié de poursuivre son activité et de préserver son parcours professionnel.
À savoir
Toutes les entreprises, y compris celles employant moins de 20 salariés, doivent déclarer le statut de travailleurs handicapés des salariés qu’elles emploient(10).
Raisonner d’abord en termes de besoins
Accueillir ou maintenir dans l’emploi une personne en situation de handicap ne nécessite pas systématiquement de transformer profondément son environnement de travail. Les besoins dépendent de la personne, de sa situation et surtout du poste occupé.
Lorsqu’une adaptation est nécessaire, elle peut prendre des formes très diverses : aménagement du matériel ou du mobilier, utilisation d’un logiciel spécifique, adaptation des horaires ou de l’organisation du travail, modification de certaines tâches ou amélioration de l’accessibilité. Des ajustements parfois faciles à mettre en œuvre permettent de compenser les conséquences du handicap dans l’exercice d’un métier.
Le dialogue avec le/la salarié·e est essentiel pour identifier les difficultés réellement rencontrées plutôt que de les présumer et rechercher les solutions les plus appropriées. Vous n’avez d’ailleurs pas à agir seul·e : des acteurs spécialisés, notamment Cap emploi et l’Agefiph, peuvent accompagner les employeurs dans leurs démarches de recrutement, d’intégration et de maintien dans l’emploi, les aider à identifier les solutions adaptées et, selon les situations, contribuer à leur financement.
D’autant que l’accessibilité des locaux, l’ergonomie des postes ou certaines modalités d’organisation du travail peuvent contribuer plus largement à améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de l’ensemble de vos salariés.
Faire évoluer les regards
Les adaptations matérielles ou organisationnelles ne suffisent toutefois pas toujours à créer un environnement réellement inclusif. L’intégration dépend aussi du regard porté sur le handicap dans l’entreprise. Un poste peut être parfaitement adapté sans que les préjugés, les incompréhensions ou certaines maladresses ne disparaissent pour autant.
Informer et sensibiliser vos managers et vos salariés permet de mieux comprendre la diversité des situations de handicap, notamment celles qui ne sont pas visibles, de faire évoluer certaines représentations et d’éviter les maladresses.
Cette démarche doit naturellement respecter la confidentialité des informations relatives à la santé et la volonté de la personne concernée. Inclure, ce n’est pas définir un·e collaborateur·rice par son handicap : c’est lui permettre d’exercer pleinement son métier, de développer ses compétences et de participer au collectif.
L’importance de protéger vos salariés tout au long de leur parcours
Favoriser l’égalité des chances et l’inclusion ne s’arrête pas au recrutement ou à l’intégration. Il s’agit aussi d’instaurer dans la durée les conditions permettant à vos collaborateurs de préserver leur santé, de faire face aux aléas de la vie et de poursuivre leur activité dans les meilleures conditions.
Prévention des risques professionnels, qualité de vie et des conditions de travail, adaptation des postes ou encore protection sociale collective participent d’une même logique : prendre en compte les besoins de vos salariés tout au long de leur parcours professionnel.
Ces besoins ne sont évidemment pas identiques à 20, 45 ou 60 ans, ni selon la situation personnelle ou l’état de santé de chacun·e. Jeunes en début de carrière, salariés séniors ou collaborateurs en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier d’un environnement de travail et d’une protection sociale adaptés à leurs besoins.
Une couverture collective en santé et en prévoyance permet de proposer à vos salariés un socle de protection commun face à différents risques de la vie, tout en rendant votre engagement social tangible. Car une démarche RSE se mesure moins aux intentions affichées qu’à la réalité vécue par vos collaborateurs.
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Mentions légales et informatives
Pour les conditions et les limites des garanties et des services mentionnés, se reporter aux contrats d’assurance ou se renseigner auprès de votre conseiller Groupama.
(1) Source : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/gerer-son-entreprise-au-quotidien/gerer-sa-comptabilite-et-ses-demarches/quest-ce-que-la-responsabilite-societale-des-entreprises-rse
(2) Selon le Code du travail, article L. 1132-1 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006177836/
(3) Selon le Ministère du Travail et des Solidarités, « Publication du décret de renouvellement de l’aide aux employeurs d’apprentis », 9 mars 2026 : https://travail-emploi.gouv.fr/publication-du-decret-de-renouvellement-de-laide-aux-employeurs-dapprentis
(4) Source : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22574
(5) Source : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22570
(6) Source : Dares, « Séries longues : le contrat d’apprentissage », 27 février 2026 : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/series-longues-le-contrat-dapprentissage
(7) https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/etudes-stages/apprenti
(8) Source : Dares, « Les séniors sur le marché du travail en 2025 », 29 juillet 2026 : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-seniors-sur-le-marche-du-travail-en-2025
(9) Source : https://travail-emploi.gouv.fr/la-periode-de-reconversion
(10) Source : https://travail-emploi.gouv.fr/lobligation-demploi-des-travailleurs-handicapes-oeth
(11) Source : Dares, « L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés en 2024 », 13 novembre 2025 : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/lobligation-demploi-des-travailleurs-handicapes-en-2024
(12) Source : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/entreprises-vous-avez-lobligation-de-proposer-une-mutuelle-de-sante-vos-salaries#
(13) Le praticien consulté doit être un professionnel de santé inscrit au répertoire ADELI. Remboursement selon les garanties prévues au contrat, soient dès la formule de niveau 2 à partir 50 €/séance/bénéficiaire (2 séances/an maximum) et jusqu’à 60 €/séance/bénéficiaire (3 séances/an/maximum) pour une formule de niveau 4 et 5, et dans la limite des frais engagés.
(14) Prestations mises en œuvre en cas d’immobilisation au domicile, médicalement justifiée pour une durée de plus de 8 jours consécutifs ou à la suite d’une hospitalisation de plus d’une journée ou en cas de décès d'un bénéficiaire assuré au contrat.
(15) Prestation proposée uniquement dans le cadre de la souscription d’un contrat d’assurance collective complémentaire santé.

