La vente en circuits courts
 
  • La vente en circuits courts, pour une agriculture locale et durable

    D’après le dernier recensement agricole, plus d’un agriculteur sur cinq vend sa production en circuits courts. La vente directe leur permet de maîtriser toute la filière et sa valeur ajoutée et répondre à la demande croissante des consommateurs en quête de produits locaux. Le producteur devient ainsi transformateur et commerçant.
    Exploitant agricole, vous l'aurez compris, valoriser votre production de manière locale et durable nécessite de jongler avec plusieurs casquettes. Groupama vous accompagne pour sécuriser et pérenniser votre activité en circuits courts :

     

    De multiples possibilités de vente directe

    La commercialisation est dite en circuits courts quand il y a au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Cela va de la vente directe à la ferme ou sur les marchés, en passant par les associations de magasins de producteurs (AMAP), les paniers bio et les magasins de producteurs, sans oublier la vente à distance ou même la restauration et la grande distribution.

    « Nous sommes producteurs et transformateurs de volailles, que nous vendons sur les marchés, dans notre propre magasin mais aussi à des bouchers et à des collectivités, témoigne Gilles Lang, installé avec ses parents et sa tante à Boersh (67). Depuis le poussin d’un jour jusqu’à l’assiette, nous maîtrisons toute la filière de nos volailles ».

    Cette maîtrise de leurs produits jusqu’aux consommateurs, avec qui ils souhaitent renouer le contact, une volonté de mieux valoriser leurs produits et les opportunités de développement que permet ce mode de production, permettra une meilleure valorisation, le contact avec les consommateurs et une meilleure reconnaissance de leur travail, sont autant de raisons qui motivent les agriculteurs à s’orienter vers ce type de commercialisation.

    Les agriculteurs développent de nouveaux modes de distribution

    Si vendre sa production en circuit court demande d’ajouter une dimension commerciale à sa maîtrise technique, beaucoup de producteurs se lancent afin de mieux valoriser leur production et s’affranchir d’intermédiaires. Ils orientent leurs productions vers des produits de qualité, quitte à diminuer leur rendement. Au-delà de l’aspect économique, aller au contact des consommateurs apporte aussi une meilleure reconnaissance du travail et de la qualité des produits.

    Aujourd’hui, ce sont 21 % des exploitations françaises, qui écoulent leurs productions en circuits courts, soit plus de 110 000 exploitations d’après le dernier recensement agricole de 2010. Celui de 2020 devrait voir ce chiffre augmenter, les estimations de 2016 annonçant déjà une hausse à 22 %.

    Derrière cette moyenne, la proportion d’exploitations qui s’installent en circuits courts est très variable selon les productions. Toutes les filières et toutes les productions peuvent être valorisées en circuits courts. Cependant, on retrouve une représentativité importante notamment chez les producteurs de miel, de fruits et légumes, fromages et vin, et moins importante dès lors qu’il s’agit de produits transformés à base de viande et de céréales.
    D’après une étude de l’INRA, 33 % des viticulteurs valorisent leurs produits en circuits court, alors que ce mode de commercialisation ne concerne que 15 % de producteurs de viande bovine.

    Bon à savoir :
    Les aliments achetés, via ces circuits courts, représentent 10 % de la consommation alimentaire, soit 7,8 milliards d’euros. Pouvoir s’approvisionner directement auprès des consommateurs est une réelle attente de la part des consommateurs, de plus en plus attentifs à l’origine et à la qualité des produits alimentaires. Et ce bien au-delà des secteurs même de production. C’est d’ailleurs dans les zones péri-urbaines que les circuits courts sont en plein essor.

    Peser les avantages et les inconvénients de la vente directe

    Malgré toutes les perspectives qu’offre ce mode de commercialisation, certains enjeux non négligeables sont à prendre en compte :

    • Une charge de travail importante ;
    • Un cahier des charges strict et rigoureux (diversité des réglementations à appliquer) ;
    • La nécessité de jongler entre plusieurs casquettes en étant à la fois producteur, transformateur, commerçant et employeur de main d’œuvre.


    Face aux multiples facettes des exploitations ayant choisi ce mode de commercialisation, il y a aussi plus de risques à anticiper. Ces risques peuvent être de nature sanitaires au niveau des différentes étapes de la transformation.

    « On prend un maximum de précautions, par exemple, avec des plans de nettoyage à respecter », témoigne Gilles Lang. L’exigence sanitaire débute avec le respect des normes. « Il faut toujours être très réactifs quand il y a des papiers administratifs à faire, quand les services vétérinaires nous demandent des modifications », confirme Gilles Lang.

    Pour en savoir plus sur la sécurisation de sa production face aux problèmes sanitaires, consultez notre article.

    En plus des aspects sanitaires, il y a beaucoup d’autres précautions à prendre en compte pour sécuriser le fonctionnement d’une exploitation qui valorise sa production en circuits courts : les stocks de produits finis, les aléas de trésorerie ou encore les éventuels problèmes pouvant engendrer un arrêt de la production et entraîner une perte d’exploitation. Et des questions à prendre en compte en tant que chef d’exploitation et employeur de main d’œuvre :

    • « Comment assurer la continuité de mon exploitation si je ne peux plus travailler ? » ; 
    • « Comment motiver mes salariés, qui tiendra la boutique si mon salarié est malade ? », etc.


    Pour en savoir plus, contactez votre conseiller Groupama.

 

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