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Des robots au service des viticulteurs

La robotique et les innovations numériques concourent à réinventer les pratiques agricoles au service de la transition agroécologique. C’est déjà une réalité en viticulture.

Des robots au service des viticulteurs

Des robots pour réaliser les tâches pénibles


Voir des robots travailler dans des vignes n’est plus de la science-fiction. Plusieurs dizaines d’entre eux sont déjà en activité et les constructeurs planchent déjà sur de nouveaux modèles. Miser sur des robots pour effectuer certaines tâches répond à une double problématique. D’abord, en viticulture comme dans de nombreux secteurs agricoles, il y a les difficultés à recruter des salariés compétents. Ensuite, parce que pour leur santé comme celle de leurs salariés, les viticulteurs ont aussi la volonté de diminuer le temps passé à des tâches pénibles. Le recours à un robot réduit aussi le risque d’accident, toujours présent avec les tracteurs enjambeurs, qui ont un centre de gravité très haut. La robotisation répond aussi aux nouvelles exigences environnementales de réduire le recours aux produits phytosanitaires, par exemple en gérant le désherbage de façon mécanique. Autre atout environnemental, la plupart des robots ont des moteurs électriques ou hybrides. Enfin, plus légers que les tracteurs, les robots engendrent moins de tassement du sol.

Travail du sol, désherbage, port de charge, différents types de robots


Si des robots à poste fixe, comme les robots de traite, existent depuis plus de 30 ans, ceux qui doivent intervenir dans les champs ou les vignes sont plus récents. La France est avant-gardiste grâce un écosystème de start-ups alliant compétences en robotique, en intelligence artificielle et en agronomie. Pour mettre au point des robots travaillant en milieu ouvert, il a fallu relever bon nombre de défis. Déjà la gestion en autonomie de leurs déplacements, avec des guidages par GPS. Il a aussi fallu assurer leur sécurité avec différents capteurs, par exemple de dévers. Les constructeurs ont aussi travaillé à leur autonomie énergétique pour que les robots puissent travailler suffisamment longtemps. Après des tentatives avec des panneaux solaires, la plupart des robots fonctionnent avec des batteries électriques qui tiennent une dizaine d’heures.


Différents types de robots ont été mis au point. Les robots suiveurs sont des chariots motorisés qui suivent leur conducteur de façon autonome. Ils soulagent du port de charge, par exemple pendant les vendanges. Plus spécifiquement pour la viticulture, ont été mis au point des robots enjambeurs pour assurer le travail du sol et le désherbage mécanique, y compris à proximité des ceps.


Parmi les robots déjà commercialisés, il y a des robots enjambeurs, qui existent en version vigne étroite ou large pour travailler le sol et désherber. D'autres robots sont plus pensés comme des tracteurs autonomes à même d’utiliser les outils de travail du sol déjà présents sur l’exploitation.


Déjà, les constructeurs travaillent à rendre leurs robots plus multi-tâches et à leur faire effectuer des actes très techniques comme la taille ou la vendange. Certains robots sont également équipés pour faire de la pulvérisation confinée, ce qui permet de réduire les impacts environnementaux.

Assurance obligatoire pour les robots agricoles autonomes


A ce jour, l’utilisation d’un robot en milieu ouvert requiert la présence d’un opérateur à proximité, mais il peut faire une autre tâche. La seule condition est qu’il soit à moins de 250 mètres du robot pour intervenir en cas de problème. De plus, les robots ne peuvent pas rouler sur la voie publique, ni même des chemins. Il faut donc gérer leurs déplacements avec une remorque.


Les robots coûtent entre 100.000 et 200.000 euros, soit trois fois plus cher qu’un tracteur vigneron mais un coût proche de celui d’un tracteur enjambeur. Ils peuvent être exposés à des risques d’actes de malveillance, de vandalisme, commis directement sur le robot ou en plaçant des obstacles sur son trajet.


Les robots agricoles autonomes, comme tous les matériels agricoles, doivent être assurés. En l'absence de réglementation spécifique, les robots autonomes doivent être considérés comme des véhicules terrestres à moteur. Ils sont donc soumis à l'obligation d'assurance de responsabilité civile « automobile » concernant les dommages causés aux tiers (article L. 211-1 du code des assurances), par exemple un autre salarié travaillant à proximité du robot.

À savoir

Dans le cadre de France 2030, le Gouvernement a lancé un dispositif d'aide visant à accompagner la réduction des intrants phytopharmaceutiques et des engrais de synthèse en participant au financement d'agroéquipements innovants. Ce dispositif de soutien doté d’une enveloppe de 20 millions d’euros, est accessible aux agriculteurs qui investissent dans des agroéquipements innovants et mobilisant les dernières technologies, comme les robots désherbeurs autonomes. Ce dispositif d’aides est accessible aux agriculteurs, aux exploitations agricoles, aux CUMA, ETA et lycées agricoles. Le montant minimal des dépenses présentées dans la demande d’aide est fixé à 2 000 € HT et le plafond de dépenses éligibles est fixé par demande à 40 000 € HT (150.000 pour les CUMA).

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Contenu publié le 27/06/2022