Je me sépare

 
Une fois prise la décision de se séparer, de nombreuses questions pratiques se posent.
 
Voici les principales démarches à effectuer.
 

 TROUVER UN TERRAIN D'ENTENTE 
C’est la clé pour réussir une séparation dans les meilleures conditions. En théorie, en six mois, un jugement définitif de divorce par consentement mutuel peut, en effet, être obtenu. Seul prérequis, s’entendre sur les conditions de la rupture : garde des enfants, droits de visite, autorité parentale, pension alimentaire, sort du logement familial, partage des biens...

 
 PREVOIR LE PARTAGE 
Qui part avec quoi ? La question doit être tranchée. 
La voiture pour l’un, le salon pour l’autre, les placements... 
Et en cas de forte disparité de revenus, le plus « démuni » sollicitera une prestation compensatoire.
 
 DEMANDER UN ETAT LIQUIDATIF A UN NOTAIRE  
Si le couple possède un ou plusieurs biens immobiliers (logement familial, résidence secondaire, investissement locatif...) il doit fournir au juge un acte de partage, appelé « état liquidatif ». Établi par un notaire il détaille la répartition de l’actif et du passif (les dettes) entre les époux.
 
 PRENDRE UN AVOCAT 
Impossible de s’en passer. Mais, avantage du divorce à l’amiable, les époux peuvent en choisir un pour deux et ainsi diviser les frais.
À savoir : les plus modestes peuvent solliciter l’aide juridictionnelle.
 
 ORGANISER LA VIE DURANT LA PROCEDURE 
Un divorce dure en moyenne six mois, mais peut aussi courir sur plusieurs années. Il est donc primordial d’organiser cette période transitoire en demandant au juge la mise en place de certaines mesures dès le début de la procédure : garde des enfants, droit de visite et d'hébergement, attribution du logement familial, de la voiture, fixation du montant de la pension alimentaire, réparation des charges (crédits, impôts, loyers...).

 
LE SAVIEZ-VOUS ? 
Les époux restent solidaires des dépenses engagées Pendant le divorce, les époux restent solidaires des dépenses de l’autre. Aussi, mieux vaut prévenir ce type de situation. Il est notamment recommandé de révoquer les pouvoirs et les procurations consentis sur ses comptes et de clôturer le compte joint en envoyant une lettre recommandée avec avis de réception à son époux, ainsi qu’à sa banque, en dénonçant individuellement le compte. On parle de désolidarisation.