Le congé de soutien familial ou congé de proche aidant

Le congé de soutien familial ou congé de proche aidant
 

Mis en place depuis le 1er janvier 2017, le congé de proche aidant succède au congé de soutien familial. Il permet à un salarié de s’absenter pour s’occuper d’un proche dépendant. Plus accessible, plus souple, il permet à un salarié de consacrer plus de temps à la personne qu’il accompagne.


Qui a droit au congé de proche aidant ?

Vous pouvez en bénéficier si vous êtes salarié depuis au moins 2 ans dans votre entreprise, et si vous vous occupez :
  • d’un membre de votre famille, conjoint, concubin, partenaire Pacsé, parent, enfant.. présentant un handicap ou une perte d’autonomie reconnue suffisante,
  • d’un proche au sens large, c’est-à-dire une personne âgée ou handicapée qui ne fait pas partie de votre famille, mais avec laquelle vous entretenez des liens étroits et stables, et à qui vous venez en aide de manière régulière et fréquente.
Vous pouvez bénéficier de ce congé si la personne habite chez vous, réside en établissement ou chez quelqu’un d’autre.
 
Important : il n’est pas rémunéré par l’employeur, ni indemnisé par la Sécurité Sociale
 
A savoir :
8,3 millions de Français accompagnent un proche dépendant ou handicapé. Près de la moitié sont salariés(1)

Comment est mis en place le congé de proche aidant ?

Pour en bénéficier, vous devez justifier d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, contre deux actuellement. Les conditions de mise en oeuvre ont été précisées par décret :
  • Le congé peut être fractionné. Vous pouvez cesser totalement votre activité ou travailler à temps partiel.
  • La durée globale cumulée du congé reste fixée à un an maximum, pour l'ensemble de votre carrière professionnelle.
  • La demande doit être formulée au moins un mois à l'avance, 15 jours en cas d'urgence. Si vous avez besoin de prolonger ce congé, vous devez faire votre demande 15 jours avant la fin de votre période de congé en cours.
  • La durée minimale du fractionnement est d'une journée.

Comment devenir aidant familial salarié ?

Vous pouvez décidez de réduire votre temps de travail, voire d’arrêter votre travail, pour vous consacrer davantage à votre proche dépendant. Cela peut parfois représenter quasiment un temps plein.
Si votre proche parent bénéficie de l’APA, Allocation Personnalisée d’Autonomie, il peut envisager de vous salarier. Vous pourrez ainsi toucher une rémunération pour l’aide que vous lui apportez.
Pour connaître les démarches à effectuer, rendez-vous sur le site de l’URSAFF CESU.
 
Assuré Groupama :
Avec l’assurance dépendance Groupama Autonomie, les aidants familiaux bénéficient de nombreux services de conseils et d’orientation pour accompagner leur parent âgé, en perte d’autonomie.  
 

(1) Source : HSA enquête handicap santé
 

Mis à jour le 24 octobre 2018