Voiture autonome : quels dispositifs déjà en place ?

 
 
Tout comme l’ABS, système d’anti-patinage, et l’ESP, correcteur de trajectoire(1), de nouvelles fonctions sont progressivement introduites dans les voitures pour faciliter la conduite et renforcer la sécurité.
Point de situation pour s’y retrouver.
 

Les systèmes de sécurité existants intégrés aux voitures

Actuellement, il existe 3 types de systèmes de sécurité intégrés aux voitures : passive, active et prédictive.
  • La sécurité passive :
Tout le monde connait la sécurité passive : ce sont, par exemple, la ceinture de sécurité ou des éléments du châssis de la voiture pour renforcer la sécurité du conducteur et des passagers en cas de choc
  • La sécurité active :
La sécurité active équipe désormais une majorité de voitures, avec l’ABS et l’ESP, par exemple.
  • La sécurité prédictive :
La sécurité prédictive prend en compte les paramètres de la voiture lorsqu’elle roule, ainsi que son environnement ; elle  permet d’analyser en temps réel les situations et d’effectuer des actions correctives simultanées ; les voitures ainsi équipées sont, par exemple, capables d’effectuer un freinage d’urgence devant un obstacle non vu par le conducteur.

 

Les 6 niveaux d’autonomie définis :

De l’ABS à la voiture autonome, il existe 6 niveaux d’autonomie (2)  pour une voiture :
 
  • Niveau 0 : le conducteur fait tout ; c’est le seul maître à bord.
 
  • Niveau 1 : quelques fonctions automatisées sont disponibles pour aider le conducteur : régulateur de vitesse, ABS… cela permet de donner « un coup de main » au conducteur, qui garde néanmoins la main sur la voiture.
 
  • Niveau 2 : la voiture est dotée de dispositifs d’aide à la conduite qui fonctionnent de concert, par exemple, l’adaptateur de vitesses associé à des capteurs qui lisent les lignes blanches pour maintenir la voiture dans sa voie à une vitesse donnée.
 
  • Niveau 3 : la voiture est dotée d’une certaine forme d’autonomie. Le conducteur peut déclencher des aides à la conduite qui vont prendre le relais dans certains cas ; par exemple, l’assistant embouteillage gère la conduite dans les bouchons ; dès que la distance entre les voitures s’allonge ou que le marquage au sol disparaît, le système se déconnecte et le conducteur est alerté afin de reprendre le contrôle.
 
  • Niveau 4 : la voiture peut effectuer des tâches ordonnées par le conducteur sans intervention de ce dernier. Par exemple, avec le « Valet Assist » de Bosch, le conducteur descend à l’entrée du parking et la voiture part se garer seule.
 
  • Niveau 5 : totalement autonome, la voiture circule seule. C’est le cas de la navette électrique Navya arma utilisée sur un site industriel par EDF ; à ce niveau, la voiture autonome doit être capable de prendre les « bonnes » décisions à tout moment.
 

Comment assurer la voiture autonome de demain ?

Avant toute commercialisation des voitures autonomes à grande échelle, la législation routière devra être adaptée.
En effet, en plus du Code de la route, notre législation actuelle s’appuie sur 2 textes :
  • la convention de Vienne qui prévoit que tout véhicule en mouvement doit avoir un conducteur et que ce dernier doit avoir, en permanence, le contrôle de son véhicule ;
  • la loi dite « Badinter » qui fixe les conditions d’indemnisation des victimes d’accidents de la route.
 
Demain, il sera donc nécessaire de pouvoir déterminer les responsabilités de chacun lors d’un accident impliquant une voiture autonome : Le propriétaire ? Le constructeur ? Le concepteur du système ?... Autant de questions auxquelles les assureurs seront confrontés.
 
(1) Electrostabilisateur programmé, obligatoire sur tous les véhicules neufs en Europe depuis le 1er novembre 2014.
(2) Niveaux définis  par la National Highway Traffic Safety Administration. 
 

Publié le 27 mai 2016